I, 1; III, 10 ; 15 ; IV, 13 ; IX, 4 ; XV
LES PAÏENS
de même (1) ». Toute sa vie, il eut devant les yeux le portrait d'Apollinaire et s’efforça d’y conformer sa physionomie. Le maître, qui avait peu écrit, s’est survécu par l’élève, dont les Mémoires , toujours très lus à Rome, devinrent surtout populaires en Afrique, où Apulée, Nonius et Macrobe, Lactance et Augustin ont fait bien des emprunts aux Nuits attiques (2). Apollinaire de Carthage et Aulu-Gelle, pour la grammaire et le style, avaient complété l’œuvre de Fronton de Cirta. Dès ce moment étaient réunis tous les éléments de la prose africaine ; et depuis longtemps déjà était né en Numidie l’homme de grand talent qui dans le pays même allait les mettre en œuvre.
m xvii, 20.
(2) Pour cette influence d’Àulu-Gelle, spécialement sur les auteurs africains, voyez la préface de la grande édition de Hertz (Berlin, 1883) et ses Opuscula Gelliana (Berlin, 1886). — Saint Augustin. par exemple, faisait grand cas d’Aulu-Gelle, qu’il appelle : « vir elegantissimi eloquii et multæ ac facundæ scientiæ. >> (fie Civit. Dei , IX, 4.)