ER. HEC
la monarchie de Juillet : les coulissiers purent, pendant de longues années, se réunir chez Tortoni sans êlre inquiélés ; mais, dès qu'une baisse de la Rente se produisait, l'Administration sévissait avec rigueur contre les çoulissiers. C'est ainsi que, le 2 octobre 1840, ils durent abandonner précipitamment les locaux qu'ils occupaient : il v avait une formule dont les Préfets avaient coutume de se servir ; ils déclaraient, chaque fois, qu'ils venaient seulement d'apprendre les réunions illicites des intermédiaires libres, et qu'ils étaient décidés à mettre un terme à cette pratique illégale. Et longtemps, quel que fût le régime, monarchique, républicain ou impérial, le Gouvernement conserva la même attitude vis-à-vis de la coulisse, en lexpulsant à la moindre baisse de la Rente, des locaux où elle tenail ses réunions. Elle dut ainsi abandonner, le 1* décembre 1850, le Casino de la Chaussé d'Antin, et en mars 1852, la Galerie du Baromètre. Mais ces mesures ne pouvaient entraver que la petite Bourse du soir ; les coulissiers n’en continuaient pas moins leurs opéralions pendant le jour en même temps que les Agents de Change. Ils furent assurément gênés dans leurs opérations par les mesures vexatoires dont ils étaient l'objet, mais leur existence ne fut jamais sérieusement compromise. Cependant, les Agents de Change, qui toléraient les réunions tenues par la coulisse pendant la Bourse, cherchaient à les empêcher après la clôture.
La campagne des Agents de Change contre les cou-