‹ Les AgesChapitre 12 sur 43 · L<A TE%%E · texte numérisé non relu

L<A TE%%E

.L e rude travailleur aux mains jaunes de terre, Ioncor d'Énéour, colon et solitaire, D'un coup de hache, avait attaqué la forêt. Blessée au front, l'antique nuit se déchirait : L'humide profondeur des solitudes vertes Sentit courir, dans ses ténèbres entr'ouvertes, La vibration nette et stridente du fer; L'ombre s'épouvanta sous les branches, et l'air Victorieusement entra dans la blessure.

Un chêne était tombé, le premier. Sourde et sûre, La hache du vainqueur se levait, s'abaissait, Couchant un arbre sur un arbre, s'avançait, Démantelait la nuit, abattait le silence, Et le soleil, avec la pointe de sa lance, Chassait sous les buissons les serpents et les ours.

Le conquérant peina quatre-vingt-douze jours;

Ensuite, il arracha les gluantes racines,

Les durs cailloux, dressa neuf monceaux de fascines,

De lianes, d'ajoncs, de mousses, fit un feu,

Et la noire forêt s'envola dans l'air bleu.

Alors, debout sur la terre réapparue, Et roi, le laboureur apporta la charrue.

Un homme vint : « Que Dieu te protège, Ioncor!

Goulven m'a dit que tu possèdes un trésor

Laissé par les Romains dans la terre profonde;

Il m'a dit : « Celui-là peut enrichir le monde;

« Ce qu'il a de meilleur et de plus précieux,

« Il te le donnera; mais toi, ferme les yeux,

« Maden, tu ne dois pas regarder ce qu'il t'offre. »

Ioncor médita : « J'ai du grain dans mon coffre, J'ai ma hache, j'ai ma charrue et mon couteau... » Il dit : « Ferme les yeux et tends-moi ton manteau. »

Sous la charrue, il prit une motte de terre :

« Si la bonté de Dieu m'a fait dépositaire

D'un trésor, je te l'offre et tu l'emporteras.

C'est toute ma richesse, ô Maden. Tends tes bras. »

Maden le surveillait par-dessous ses paupières ; Il songea : « Nous avons de la terre et des pierres ; Je suis venu bien loin pour récolter bien peu. » Mais Ioncor : et Retourne et chemine avec Dieu. »

Et le bon laboureur se remit à sa tâche.

Maden partit...

« Seigneur Jésus, suis-je si lâche Que j'enlève si mal un fardeau si léger? Voici que mes deux bras ne peuvent plus bouger Et le faix que je porte écrase ma poitrine. » Une sueur coulait de sa face chagrine Et son pas se traînait plus tremblant et plus court... « Ce poids, ô Seigneur Christ, est devenu trop lourd ! Je suis las ! »

Il s'assit et but l'eau de sa gourde.

Il repartit...

« Ma charge est encore plus lourde, Et je sens que sa masse augmente à chaque pas 1 »

Une voix lui criait : « Ne te repose pas ! » La chose se faisait si pesante et si large Que le pauvre Maden laissa tomber sa charge Et vit, en regardant le présent d'Ioncor, Que la motte de terre était un lingot d'or»

JU'DIC^lEL

.Le jeune moine, assis au seuil du monastère, Les coudes aux genoux et le front vers la terre, Epluchant avec soin des racines, lavant Des herbes, apprêtait le repas du couvent.

Ses pieds nus et ses bras se maculaient de boue ; Les fumerons de l'âtre avaient noirci sa joue; Son crâne était rasé du front jusqu'au sommet ; Son œil bleu, d'un repos indicible, dormait.

Apparurent, avec de belliqueux tapages,

Les tierns et les machtierns escortés de leurs pages,

Et les chevaux fumants écorchaient le sol roux.

« Valet des moines, haut le chef, et parle nous!

Le serviteur montra candidement sa face :

« Seigneurs Bretons, que vous convient-il que je fasse

Judicaël est-il vivant, est-il ici ?

Oui, Seigneurs.

— Los à Dieu qui nous a fait merci Jusqu'à l'achèvement de la cinquième année L'usurpateur aura tenu la Domnonée, Mais Dieu nous conservait le roi qui nous est dû, Et tant nous le voulions que Dieu nous l'a rendu ! Sus! Va dire à Mewen d'envoyer son élève, Car nous lui rapportons la couronne et le glaive ! »

Le moine demeurait assis.

« Lève-toi, chien !

— Seigneurs, Judicaël vit en paix, et c'est bien : N'en pourriez-vous choisir un autre ?

— Et que t'importe Tu te risques, osant nous parler de la sorte ! Mangeur d'herbe, coquin né pour être battu, L'honneur qui vibre au cœur des princes, le sais-tu ? L'orgueil de se ruer aux batailles sonores, De manier la hache et l'homme, tu l'ignores, Et jamais tes genoux n'ont dompté le cheval!

Judicaël est fier, brave autant que féal, Prompt aux courses, fort aux combats, dur aux fatigues, Sage aux conseils : il sait déjouer les intrigues, Comme si ses cheveux avaient déjà blanchi ! Le roi Frank Dagobert va trembler dans Clichi, Et les fronts des Gaulois vont se couvrir de cendre ! Donc, fais vite! Le prince est las de nous attendre : Debout, valet, et cours nous quérir notre roi! »

L'homme se leva, triste, et répondit : « C'est moi. »

tALlÊ'ïlOX

Uuaxd tout dormit dans le château Aliénor prit son manteau Et descendit par le coteau.

Son manteau brodé d'or luisait comme une étoile.

Elle sourit en s' arrêtant Dans l'ombre pâle qui s'étend Sous les saules bleus de l'étang.

Le rossignol pleurait lorsqu'elle ôta son voile.

« Pourquoi pleures-tu, rossignol?

C'est mon rêve qui prend son vol. »

Puis elle dégrafa son col.

L'oiseau des nuits battait des ailes sous les branches.

« Rossignol, chante plus gaiement :

Je vais retrouver mon amant, Car je m'en suis fait le serment. »

Elle jeta dans l'eau sa ceinture à croix blanches.

« On le nomme Ory le Bastard; Son bras est fort comme un rempart, Son cœur fier comme son regard, a

Elle jeta sa cape aux deux fermoirs de cuivre.

'( Il est pauvre et, par grand orgueil, Mon père a chassé loin du seuil Celui dont mon âme est en deuil, a

Le rossignol chantait la souffrance de vivre.

« Mais je le rejoindrai demain, Et quand j'aurai fait le chemin, Je mettrai ma main dans sa main. »

La ceinture flottait comme une ondine morte.

« Ceux qui ne m'ont pas fait merci, Quand ils passeront par ici, Croiront que je suis morte aussi,

Et l'époux au cœur fier refermera sa porte... »

Des cercles glissaient sur les eaux En entrelaçant leurs réseaux Qui bruissaient sous les roseaux.

Aliénor jeta sa chaussure de laine.

Puis elle s'en alla, pieds nus, Toute dolente, à pas menus, Le long de sentiers inconnus.

Le rossignol chagrin la suivait dans la plaine.

Comme les chemins étaient longs !

Dans les ravins et les vallons, Les Elfes mordaient ses talons.

Elle croyait ouïr des spectres derrière elle.

Puis elle eut peur, puis elle eut faim, Et les durs cailloux à la fin Avaient déchiré son pied fin.

Son joli bras d'enfant battait sa hanche frêle.

C'est tout là-haut, c'est tout là-bas : Elle tremblait à chaque pas, Et la nuit ne finissait pas.

Elle voyait les yeux des loups dans les broussailles

Quand vint l'heure où l'ombre décroît, Elle avait soif, elle avait froid, Mais elle allait toujours tout droit.

« Mon doux ami, j'aurai gagné nos fiançailles... »

Par la lande et par le labour,

Elle chemina tout le jour,

Sans voir les créneaux de la tour.

Elle mangea des fleurs et but de la rosée.

Le soir, sur un fauve horizon,

Elle reconnut la maison,

Et c'était comme une prison.

Le rossignol priait sur la pauvre épousée.

Elle ajusta son vêtement :

« Rossignol, chante plus gaiement,

Je vais retrouver mon amant! »

Elle s'orna de sauge, afin d'être plus belle.

Puis, levant le heurtoir de fer.

Elle entra chez l'homme au cœur fier

Comme le printemps chez l'hiver.

Ses petits pieds saignaient au seuil de la chapelle.

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« Maître, j'ai tout quitté pour toi.

— Va-t'en, va-t'en, fille sans foi, Ta trahison pèse sur moi ! »

Il dénoua les bras liés à ses épaules.

Va-t'en, va-t'en, fille aux yeux doux, Qui trompas ton père avant nous, Et qui tromperais ton époux ! »

Aliénor revint en pleurant vers les saules...

LJL ?ÉCX,ITECKJCE

Lia foudre gronde. O saint ermite, ouvre ta porte. J'ai froid, la nuit est rude, il vente, et je t'apporte Le repentir tardif d'un roi qui fut mauvais. Je n'ai pas eu souci de l'enfer et j'y vais, Aussi vrai qu'on m'a pris ma couronne et mon glaive ! L'ermite entend la vois qui l'implore, et se lève. « Ouvre ta porte, ermite, avant qu'il soit trop tard ! Les ennemis vainqueurs ont gravi mon rempart, Brûlé mon camp, tué mes guerriers et mes nautes ; J'ai perdu tout, hormis le souvenir des fautes, Et je les expierai chez toi, si tu consens. »

L'ermite dit : « Ma porte est ouverte aux passants. » Puis, il sort, et l'effroi lui glace les vertèbres, Car il a vu, debout au milieu des ténèbres, Un homme nu, qui tient sa tête dans sa main.

Le mort fait en saignant trois pas sur le chemin,

Et présentant son chef livide, il s'agenouille : « Fais que j'expie, et rends la vie à ma dépouille ! L'ermite, sans trembler, prend la tête du roi : « Si Dieu me le permet, tu vivras avec moi. » Et tandis que le corps attend sous la tempête, Le saint homme s'assied pour confesser la tête.

Il la regarde au fond des yeux, et peu à peu

La bouche aux longues dents s'ouvre comme un trou bl

Et la voix du tombeau sort des lèvres crispées :

« Je régnais. Mon désir qu'escortaient les épées

Créait la volonté de mon peuple, et sa loi;

Je pensais seul au nom des hommes, étant roi,

Et ma force faisait vénérer ma pensée.

On m'écoutait dans l'ombre et la face baissée,

Parce que ma parole était celle de Dieu :

Il jugeait par mon glaive, et c'est avec du feu

Que j'écrivais son ordre aux provinces rebelles !

Mon règne était fécond, mes villes étaient belles,

Je faisais le bonheur du monde, malgré lui !

Je fus un sage : et si le remords, aujourd'hui,

Me prend, d'avoir compté trop peu la vie humaine,

Si j'ai bâti ma tour et muré mon domaine

Avec le chaud mortier de sang et d'os, si j'ai,

Moi tout-puissant, brûlé, dévasté, saccagé,

Tué, pour que mon œuvre en fût consolidée,

Si j'ai tué les corps pour que vécût l'idée,

Elle est vivante, et c'est ma gloire d'ici-bas,

Car j'ai dressé des lois qui ne périront pas ! »

Ainsi, la tête parle, et l'ermite l'écoute;

Le corps tremble dans l'ombre et saigne goutte à goutte...

« Suppôt des vanités menteuses, orgueilleux, Regarde ton passé pour t'en repentir mieux ! Mauvais semeur, dont la semence est meurtrière, Pour te mieux repentir, regarde par derrière ! » L'ermite dit, et sur le cou du prince nu, Vers les jours d'autrefois et le pays connu Il retourne la tête, et la pose, inversée : « Dieu ne veut plus te voir comme il t'avait placée ! Tête présomptueuse et qui parlait si haut, Puisque ce fut ton vœu d'éterniser un mot, Ce sera ton enfer de voir ce qu'il en reste ! Regarde ! »

Alors, sous la colère de son geste, Il redresse le mort stupéfait et vivant, La face sur le dos et la nuque en avant!

Le mort contemple au loin la route parcourue.

Il aperçoit ses tours, sa ville, et dans la rue

Sa grande image en bronze avec son peuple en deuil ;

Les évêques mitres chantent sur le cercueil.

Puis, le cierge s'éteint, et la nuit se fait noire...

Les ans passent. Ils vont secouant sa mémoire

Comme un manteau poudreux qui s'écharpe en lambeaux.

Des êtres survenus marchent sur les tombeaux

De ceux qui vénéraient sa parole, et pubères

Les fils n'entendent plus ce que disaient les pères.

Les vérités d'antan, comme des fruits trop mûrs,

Tombent. Les vieilles lois croupissent. Sur les murs,

Des étendards nouveaux claquent pour d'autres fêtes.

Les morts sont morts. Le peuple a changé ses prophèt

Le maître devant qui la foule se courbait,

Elle le juge. Il est, sur son socle, au gibet.

Il est seul. La statue érigée à son culte,

Un passant la bafoue, un écolier l'insulte,

Et rien ne reste plus de sa gloire, sinon

Une tache de boue et de sang, sur un nom!

« Depuis combien de temps suis-je mort, ô Justice?

Puisque c'est une loi que tout s'anéantisse,

O justice de Dieu, délivre-moi de voir!

J'ai compris. Je connais le néant de vouloir.

Fais que je rentre en mon néant, comme le reste ! »

Une voix chante, au fond de la pitié céleste :

« Tu peux dormir, car tes orgueils sont expiés... »

Et la tête du mort lui roule sous les pieds.

L'HOSTIT^LIEX

Oire Roi, mon seigneur Roi, Ce que j'implore de toi C'est Dieu qui te le demande :

Je viens au nom du bon Dieu Te prier de voir un peu Combien la misère est grande.

« On a trop peur et trop faim, Les enfants n'ont plus de pain Et les mères sont en larmes; Nul ne sort plus qu'au grand trot Parce qu'on rencontre trop Les loups et les hommes d'armes.

io6 l'espoir du mokds

« Pour recueillir les passants, Soigner les agonisants Et mettre les morts en terre, Sire Roi, mon seigneur Roi, Par grand'pitié, donne-moi La place d'un monastère.

— La place et la pierre aussi,

Nous en avons à merci,

Et du bois pour les poutrelles :

Tu trouveras en forêt

Tant et plus qu'il n'en faudrait

Pour un cloître à six tourelles.

— O Roi, tu m'en donneras?

— Gagnes-en de tes deux bras, Et tes pauvres seront riches :

Je cède pour ton moustier Tout ce qu'en un jour entier Tu défricheras des friches! »

Saint Fiacre eut des pleurs aux yeux

« Sire Roi, je suis tant vieux,

Je n'en saurai prendre guère :

Le Roi m'eût fait charité

Si pour aide il m'eût prêté

Trois cents soldats de la guerre.

— Ni trois cents ni même deux; Mes comtes ont besoin d'eux Pour me gagner la bataille.

— Accorde-moi vingt soldats...

— Vingt, tu ne les auras pas, Si tu veux un champ, travaille !

— Prête-moi de grands outils...

— Ni des grands ni des petits, Tu prendrais trop de ma glèbe.

— Avec quoi défriche-t-on ?

— Défriche avec ton bâton, Puisqu'il est arme de plèbe ! »

Triste, le saint s'en alla,

Attaquant de ci de là,

Au bâton, l'arbre et la roche :

Et voilà qu'en la forêt

Les arbres qu'il effleurait

S'abattaient de proche en proche.

Et voilà que les rochers, Dès qu'il les avait touchés.

Se taillaient en colonnades :

Et tant qu'il alla marchant Dieu lui défricha le champ Des pauvres et des malades.

3Coi%.SllE

e roi Sarrazinois Marsile est prisonnier.

« Duc des païens, il faut mourir ou renier ; Donc, je veux voir ta tête ondoyée ou coupée, A l'aurore. Choisis : l'eau lustrale, ou l'épée ! Et cela dit, allons souper en attendant. »

Ainsi parle le juge, empereur d'Occident, Charlemagne, et suivi de sa gent commensale, Il se dirige, avec son hôte, vers la salle, Le fait seoir à sa dextre, et mange le repas.

Le musulman, rigide et grave, ne boit pas,

Ne mange pas : il pense, il écoute, il regarde, Stupéfait des hanaps, de la rumeur bavarde, Des blocs de viande rouge et des buveurs goulus. Il dit enfin :

« Quels sont ces hommes chevelus Qui mâchent sans dégoût les cadavres des bêtes? » Charlemagne répond : « Mes faiseurs de conquêtes, Les Preux, qui porteraient le monde sur leur dos.

— Et ceux-ci, bien repus, le front ceint de bandeaux, La face rose, avec une robe à croix noire?

— Les prêtres du Dieu vrai qui donne la victoire, Mes évêques. — Ceux-ci, maigres et chassieux,

Si timides, buvant de l'eau, baissant les yeux?

— Les frères mendiants qui prêchent l'Evangile.

— Et ceux-là, demi-nus, qui dans les plats d'argile Recueillent les morceaux qu'on jette au lévrier, Qui vous tendent les mains comme pour vous prier, Et qui sortent des coins en rampant sur les dalles Pour ramasser des os rongés, sous vos sandales?

— Les pauvres.

— Vous traitez le pauvre comme un chi Tuez-moi. J'aime mieux être mort que chrétien. »

Lji <BOU%.SE

Ter sonne n'avait pitié d'eux, Car les deux gars étaient si gueux, Qu'ils n'avaient qu'un habit pour deux.

Quand l'un s'en allait en trouvaille De moisson, vendange ou semaille, L'autre restait nu dans la paille.

Mais ils se contentaient de peu :

Quoique n'ayant ni pain ni feu, Ils remerciaient le bon Dieu.

Chaque soir, ils chantaient un psaume, Et leur chaumine avec son chaume Devenait l'église et le dôme.

Comme il passait par là, saint Jean Vit sur leur chaume, voltigeant, Deux anges aux ailes d'argent.

« Ceux dont l'âme est telle, je pense, N'ont pas souvent garni leur panse :

Donnons-leur une récompense...

« Enfants, la bourse que voilà N'est jamais vide; prenez-la. »

Et monsieur saint Jean s'en alla.

Avant de quitter la clairière, Le saint regarda par derrière :

Les deux gars faisaient leur prière.

« Bien ! Mes écus sont bien placés ! » Lorsque deux ans furent passés, Il revint et vit des fossés;

Au lieu de la paix coutumière, Il vit des chars, de la lumière, De grands murs, mais pas de chaumière:

Et sur le toit jadis sacré, = Miserere! miserere! — Deux diables en habit doré.

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