LE COQ
v>asqué de coquelicots,
Le coq roux à crête rouge
Caracole à coups d'ergots,
Bouge et chante, chante et bouge,
Sur les murs et les fagots;
Il court, gratte, crie aux poules
Qui s'assoupissent en boules,
Et dispersant son butin
De tendresses polygames,
Chante gai, chante matin !
— Quand le coq chante au matin,
C'est pour réveiller les femmes!
Il tend le cou pour hucher
Plus fort que Foie et que l'homme,
Et s'il va sur le clocher
C'est pour qu'on l'entende à Rome
Il est le Coq qui prend soin Du monde et du saint Pontife :
Le coq chantait chez Cai'phe !
Et de haut le coq hardi Lance au loin sa clameur fière, Chante clair, chante midi!
— Quand le coq chante à midi C'est pour avertir saint Pierre !
Il est brave, il aime à voir Le sang vif et les entailles ; La ferme, c'est son manoir, Et toujours prêt aux batailles, Il niche au bout du perchoir, Guette, dort peu, se réveille, Ouvre l'œil, ouvre l'oreille, Attentif au moindre bruit Qui traverse les silences, Chante aigu, chante minuit!
— Quand le coq chante à minuit, C'est pour assembler les lances!
LE cBOUCHE% <DE T^XIS
Figliol fui d'un heccaio di Pari