ui volent en criant dans les buissons du val
2t le Roi, n'ayant point daigné prendre un cheval,
s'en vient tranquillement à pied vers la racaille.
3'est fait. Jacques Smart est mort dans la bataille. )es gens ont ramassé son corps, et tout du long, .e roi vaincu, couché dans un cercueil de plomb, 'arfumé d'aloès, de thym, de myrrhe et d'ambre, jit, sous un tas de vieux meubles, dans une chambre. .'Église a refusé de le bénir. Le temps 'asse, passe... Le mort est là depuis trente ans. )n l'oublie. On l'ignore. On ne sait plus. Des choses 3assent, passent... Le mort est couché dans ses roses.
258 l'espoir du monde
Nul n'en reparle plus jamais...
Sur son cercueil Cinquante ans de poussière ont mis le drap de deuil ; Les toiles d'airaiguée ont tendu sa chapelle. Son fils n'est plus, et sa petite-fille est belle : C'est Marie, elle est reine au Louvre; elle a sa cour, Elle danse, elle rit, chante, et rime d'amour : Tout ce qui fut au temps jadis n'est que légende! Mais parfois, lorsqu'il pleut ou neige, elle demande : « Ne sait-on point ce qu'est devenu mon aïeul?... »
Le roi Jacques Stuart n'est plus dans son linceul; Il encombrait : on a débarrassé la chambre. Parfumé d'aloès, de thym, de myrrhe et d'ambre. Les balayeurs ont vu ce mort, pour rire un peu. « Qui donc est-il ?... » Ils ont jeté la bière au feu, Scié le col, flairé gaîment les aromates, Et Yung, qui se complaît aux senteurs délicates, A pris et suspendu chez lui, comme un jambon, La tète du beau roi d'Ecosse, qui sent bon.
LE L1GUEUTL
VivE-Christ! Le moine s'enrôle!
Ce n'est plus le temps où saint Roch Portait la coquille et la gaule :
Le moine prêche à coups d'estoc. Il marche au pas, s'assied d'un bloc, Casque en fer rapiécé de tôle, Une cuirasse sur le froc, Et l'arquebuse sur l'épaule !
Il retentit au moindre choc, Et, batailleur comme un vieux coq, Il jure Dieu dès qu'on le frôle :
Vive-Christ !
o Monsieur l'Amiral est un drôle Qu'il faut pendre sous son grand foc ! Il est bon pour géhenne et geôle!
C'est par lui que le diable enjôle Ces damnés chiens du Languedoc Mais le Balafré sait son rôle, Vive-Christ! »
SEIZIÈME SIÈCLE 2ÔI