‹ Les agnosciesChapitre 17 sur 37 · V. Noper · texte numérisé non relu

V. Noper

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mouvements délicats ; ses malades sentaient et localisaient assez bien les contacts et les. piqûres à la main droite, ils avaient conservé assez complète la notion de position de cette main, mais ils étaient incapables par elle de reconnaître un objet comme ils le faisaient facilement avec leur autre main ou un autre sens. Wernicke donne comme définition de la paralysie tactile, la perte de la possibilité de reconnaître les objets par le tact, quand les troubles de la sensibilité, qui pourraient expliquer une pareille perte, sont, ou bien absents, ou bien insuffisants pour la déterminer. Il y a, dit-il, perte des représentations tactiles, c’est-à-dire des souvenirs des impressions tactiles dans l’ordre où elles se sont produites et où elles sont susceptibles de se produire. Il cite, en comparaison, le cas d’un ataxique, qu’il avait alors en observation, qui pouvait encore reconnaître de gros objets avec des troubles bien plus graves de la sensibilité cutanée et de la sensation de position des membres dans l’espace. Donc d’un côté : sensibilité presque intacte et agnoscie tactile; de l’autre sensibilité très troublée et identification assez bonne; la conclusion s'impose : le centre décrit est bien le centre des représentations tactiles, c’est-à-dire le lieu des groupements fonctionnels des associations, qui entrent en jeu quand un objet concrettombe sous le tact. Ces malades n'avaient pas, continue Wernicke, de pertes graves de représentations motrices, la possibilité de presque tous les mouvements élémentaires et combinés étant revenue; d’ailleurs fait-il remarquer, la difficulté que présentaient ces malades de se servir des objets avec la main, les yeux fermés, vient plutôt de la perte des représentations tactiles; car il est difficile de manier, les

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