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du tiers postérieur, limitée en arrière par un reste de substance cérébrale normale d'un centimètre environ; le tiers antérieur de la troisième circonvolution est sain, le tiers moyen présente une petite lésion superficielle quise prolonge au tiers postérieur très profondément atteint et dont le pied manque totalement. L’insula qui est à découvert est comprise dans les lésions cicatrisées. Lobe temporal : en arrière la circonvolution temporale supérieure est sûrement détruite en grande partie ; le long de la scissure de Sylvius, la lésion s'étend à la terminaison antérieure de la deuxième circonvolution temporale; tout le territoire de la circonvolution temporale inférieure est intact. Plus loin, en arrière, se montre une perte de substance profonde, irrégulière qui est séparée des lésions décrites par la circonvolution rolandique antérieure demeurée saine; cette lésion atteint sûrement la partie moyenne de la circonvolution rolandique postérieure et les parties voisines des gyrus supra-marginal et angulis (pli courbe et son lobule) d’où part un prolongement dans le lobe occipital. L’extrême limite de la lésion n’est guère à plus de deux centimètres de la pointe du lobe occipital. Le tiers supérieur de la circonvolution rolandique postérieure est remarquablement étroite et grêle, à peine 1/3 de centimètre de large ; le reste de la partie inférieure de cette mème circonvolution paraît aussi grêle, mais la surface en semble normale.
ReinxarD (in NoTuNAGEL : Topische Diagnostik der Gehirn Krankheiten, Berlin, 1879) (cité par Crouigneau, p. 52). (Archiv für Psychiatrie, t. IX, p. 147.)
Cécité psychique portant surtout sur la forme des objets et leur couleur. Trouble de la localisation dans l’espace. Cysticerques surtout sur les lobes frontaux et pariétaux.
Cécité psychique, amblyopie, altération du sens des couleurs et de la vision des reliefs, quelques autres symptômes de para-
lysie générale. Il était difficile à la malade d'éviter la rencontre des objets qui lui barraient la route, de saisir avec assurance ce qu’on lui présentait, de fixer avec précision les petits objets et de les compter avec certitude; maintes fois elle se heurta à ce qui se trouvait sur son chemin, maintes fois elle décrivit autour de l'obstacle un cercle inutilement grand. Elle tâtait avant de s'asseoir sur un siège, elle ne réussissait pas toujours à suivre séparément les unes des autres les lignes d’un livre, et à trouver pour plusieurs objets qui lui frappaient les yeux leur désignation exacte, ou même une dénomination quelconque ; très souvent tout lui apparaissait comme à travers un voile gris. Le trouble intéressait les deux yeux uniformément. L'examen de la façon dont elle voit la lumière révèle des conditions normales. Pas d’hémiopie, pas de scatomes, résultat ophtalmoscopique négatif.
Reinhard désigne comme caractères distinctifs du trouble de la vue une altération du sens des couleurs et de la fonction intime de la forme, perte ou diminution de la vision des reliefs et de la faculté de trouver le lieu.
A l’autopsie on rencontra une quantité de kystes de cysticerques dans le manteau cérébral, quelques-uns isolés dans les corps opto-striés. Tubercules quadrijumeaux et corps genouillés ainsi que les troncs des nerfs optiques absolument sains. Les kystes manquent totalement dans les lobes occipitaux, il n’y en a que quelques-uns d’isolés dans les lobes temporaux ; mais ils se rencontrent en masse dans l’écorce des lobes frontaux et pariétaux. Les premiers en renferment aussi à leur base.
OBSERVATION 46 ReinarD (Archiv für Psychiatrie, t. XVII, obs. n° 2, p. 723) (très résumée).
Asymbolie. Lésions occipitales bilatérales.
H. K.…, quarante-sept ans, paralysie générale. Cécité psychique typique, d’après l’auteur : le malade ne distinguait
pas un morceau de pain d’un morceau de bois; une flamme, la menace de coups le laissaient immobile, il regardait avec un certain intérêt les mouvements autour de lui, sans paraître rien comprendre; euphorie. On ne put examiner la vision des couleurs ni l'étendue du champ visuel. Alexie, Salivations périodiques. Crises épileptiformes. Broncho-pneumonie gauche. Mort.
Autopsie. — Pachyméningite externe chronique ; leptoméningite chronique; atrophie cérébrale ; à droite : sclérose et ramollissement dans le lobe occipital (particulièrement première circonvolution); à gauche : scléroses et ramollissements punctiformes dans les première et deuxième circonvolutions occipitales.
Renard (Archiv. f. Psych.t. XVII, obs n° 3, p. 725) (très résumée).
Agnoscie tactile de la main droite. Lésion du lobe pariétal droit.
M. W... femme d’un journalier, cinquante-trois ans. Paralysie générale. Monoplégie brachiale établie progressivement à la suite d’un tremblement involontaire et impossible à arrêter du pouce et des doigts de la main droite; la malade pouvait reconnaître à la main droite la pression et le contact mais elle ne pouvait les localiser ; elle n'avait pas conscience de la position de sa main et les yeux fermés elle ne pouvait pas reconnaître les objets qu’elle prenait de la main droite, par le trouble à gauche. Crises épileptiformes, Dans la suite hémiplégie gauche avec hémianesthésie ; hémianopsie gauche totale; pneumonie ; mort,
Autopsie. — Pachyméningite interne hémorragique, leptoméningite chronique ; ramollissement jaune du lobe occipital
droit (particulièrement la troisième et la moitié postérieure de la deuxième circonvolution) et des deux lobules ‘pariétaux droits.
Rennarp (Arch. f. Psy. t. XVII, obs. n° 4, p. 728) (très résumée).
Agnoscie tactile de la main gauche. Lésions du lobe pariétal droit.
Chr. St., veuve d'un cordonnier, soixante-cinq ans. Démence sénile depuis deux ans. Troubles partiels de la sensibilité à gauche, parésie gauche : le bras gauche est inhabile et plus faible, lorsqu'on demande à la malade de l’étendre, elle tend le bras droit ; les yeux fermés, elle ne reconnaît pas à gauche les objets qu'elle reconnaît à droite, elle ne connaît pas la position de sa main et de ses doigts gauches. Pas de cécité psychique nette, la malade confond seulement les personnes et les nuances délicates. Elle ne peut pas s'orienter. Pas de surdité verbale. Pas de rétrécissement du champ visuel. Mort.
Autopsie. — Atrophie cérébrale, ramollissement jaune de l'écorce dans le territoire des lobes occipital et pariétal droit (presque tout le Iobule pariétal supérieur, une partie du lobule pariétal inférieur et l'écorce des deux tiers antérieurs de la deuxième circonvolution occipitale).
OBSERVATION 49 RenmarD (Arch. f. Psych. t. XVII, obs. n° 6, p. 732) (très résumée).
Cécité psychique. Lésions occipitales bilatérales.
E. H..., soixante-huit ans. Démence sénile. Cécité psychique passagère (quelque semaines avant sa mort, elle reconnut les objets, se plaignant seulement d’y voir sombre); la malade a
toujours réagi à la menace; alexie; hallucinations visuelles (d'animaux, d'hommes noirs...). Hémianophie gauche, quelques troubles à droite.
Autopsie. — À droite : selérose et ramollissement du tiers supérieur de la scissure pariéto-occipitale jusqu’à la circonvolution pariétale supérieure. Les première et deuxième circonvolutions occipitales et le cunéus sont atteints; à gauche: ramollissement des ‘circonvolutions occipitales, première et deuxième et de la moitié postérieure de la scissure interpariétale.
ReinmarD (Arch. f. Psych.t. XVII, obs. n° 8, p. 714) (très résumée).
Cécité corticale el cécité psychique.
J. B..., ébéniste, quatre-vingt-quatre ans. Démence. Impossibilité de marcher; au début, cécité corticale totale; plus tard, hémianopsie droite totale, cécité psychique surtout pour les petits objets, achromatopsie incomplète ; aphasie motrice et sensorielle transitoire, tous ces troubles éprouvèrent de grandes variations ; pas d’autopsie.
RennarD (Arch. f. Psy. t. XVII, obs. n° 9, p. 843), (très résumée)
Cécité corlicale, cécité psychique. Lésions occipitales bilatérales
M. M.., veuve d’un aubergiste, cinquante-sept ans. Mal de Bright chronique, démence ex apopleæia, crises épileptiformes ; hallucinations visuelles ; hémianopsie gauche homonyme, hémianopsie droite partielle et passagère, variations très
fréquentes à la suite des crises épileptiformes qui donnaient tantôt de la cécité psychique, tantôt de la cécité corticale, Broncho pneumonie. Mort.
Autopsie. — Arlérite oblitérante, atrophie cérébrale, ramollissement hémorragique dans le territoire du lobe occipital gauche, kyste apoplectique dans le lobe occipital droit,
LÈ
RenmanD (Arch. f. Psy. t. XVII, obs. n° 10, p. 747) (très résumée)
Cécité corticale, cécité psychique. Lésion bilatérale (lobe occipital droit) |
Chr. D..., agent, soixante-un ans. Hérédité chargée ; alcoo-
lisme, attaques; démence. Hémiplégie gauche, diminution gauche de la sensibilité, hyperesthésie fréquente, d’étendue. variable à droite ; hémianopsie gauche ; crises épileptiformes ; aphasie motrice, hémianopsie droite complète lemporaire et d’étendue variable; cécité psychique passagère ; cécité corticale presque totale très rapidement passagère; aphasie sensorielle temporairé, marasme, mort, - Aulopsie. — Pachyméningite externe chronique, atrophie cérébrale, ramollissement jaune dans le lobe occipital droit, le lobule pariétal supérieur droit, le lobule pariétal inférieur gauche, le lobe frontal gauche, l’insula gauche.
RenaarD (Arch. f. Psy., t. XVIIL obs. n° 12, p. 248) (très résumée) Cécité psychique. Lésions bilatérales H. von O..., soixante-dix-neuf ans. Démence ex apopleæia ;
faiblesse parétique des deux jambes, aphasie motrice passagère; V. Noner. 13
attaque d’apoplexie ; troubles partiels de la sensibilité agauche; hallucinations visuelles fréquentes, attaques épileptiformes, hémiparésie droite, hémianopsie droite complète ; aphasie sensorielle transitoire ; cécité psychique avec inorientation ; achromatopsie. Dysenterie. Mort.
Autopsie. — À droite, ramollissement de la circonvolution pariétale supérieure et du pli courbe; à gauche, ramollissement de la première et deuxième circonvolutions occipitales.
ReingarD (Arch. f. Psy.,t. XVII obs. n° 13, p. 244) (très résumée)
Cécité psychique. Légère asymbolie. Lésions bilatérales
H. R.., courtier, cinquante-huit ans. Hérédité chargée, alcoolisme; attaque d'apoplexie; parésie droite passagère, aphasie transitoire, hémianopsie droite presque complète, disparue avec persistance d’une légère achromatopsie, cécité psychique grave accompagnée d’un certain degré d’asymbolie : un cigare n’était reconnu ni à la vue, ni au toucher; il l'était quand on l’allumait; une seringue de Pravaz est pour lui un crayon, même lorsqu'on la fait marcher, il donne pourtant correctement l’emploi d’un crayon; il ne reconnaît des pantoufles qu’à leur place ordinaire ; il reconnaît sa femme à sa voix; il reconnaît les lettres mais se trompe en lisant, il répète et écrit bien sous la dictée, il ne peut copier que les mots qu'il peut épeler ; très grande variabilité, une demi-heure après pareil examen il ne peut plus lire son nom. Il présente le phénomène de l’haftenbleiben des Allemands. Paralysie gauche; décubitus ; mort.
Autopsie. — Pachyméningite extrême; atrophie cérébrale; à droite : sclérose et atrophie de la deuxième circonvolution temporale atteignant le lobe occipital ; à gauche sclérose etramollissement du lobule fusiforme et des parties voisines du lobule
Ho
lingual, de la corne d’Ammon, du lobule pariétal supérieur, du pli de passage, des deux tiers postérieurs de la scissure interpariétale jusqu’à la pointe du lobe occipital.
Reina (Arc. f. Psy., t. XVIII, obs. n° 14, p. 254) (très résumée)
Trouble de la localisation dans l’espace. Inorientation. Lésions bilatérales
J... H..., veuve d’un capitaine de vaisseau, soixante-six ans. Démence; parésie gauche; hémianopsie gauche totale; pas d’achromatopsie; lorsqu'on dit à la malade de prendre un petit objet, elle porte la main en arrière,se trompant sur la distance; elle prend à table à côté de son assiette; elle ne trouve ni les cabinets, ni son lit, ni son repas qui est devant elle; elle se figure être sur un bateau ; elle met tout de travers ses vêtements; on ne constate rien dans la musculature ni dans les milieux de l’œil. Broncho-pneumonie. Mort.
Autopsie, — Pachyméuingite hémorragique interne partielle de la base; atrophie et œdème cérébral; ramollissement jaune dans le territoire du lobule pariétal inférieur droit, particulièrement sur le pli courbe où la lésion est petite et profonde; ramollissement du lobe occipital droit.
RennarD (Arch. f. Psy.,t. XVIII, obs. n° 45, p. 254) (très résumée)
Cécité psychique. Lésions bilatérales
J. E..., allumeur de reverbères, cinquante-neuf ans. Démence; parésie gauche ; aphasie motrice; cécité verbale sauf pour son nom; inorientation; cécité psychique légère; il ne mange que lorsqu'on l’a mené à sa place et qu’on lui a mis les objets
nécessaires en main, hémianopsie gauche partielle, hémianopsie droite temporaire (le malade voit les doigts à huit pieds); pas d’achromatopsie, pleuropneumonie : mort. |
Autopsie. — A droite: ramollissement jaune du gyrus angulaire et des deux tiers antérieurs de la première circonvolution occipitale et de toute la seconde; à gauche: ramollissement jaune de la convexité de tout le lobe occipital.
Rennann (Arch, f. Psy.,t. XVII, obs. n° 16, p. 449) (très résumée)
Cécité psychique. Asymbolie. Lésions bilatérales
J. M..., journalier, soixante-quatorze ans. Démence sénile; parésie gauche avec troubles de sensibilité (différences de pression non reconnues, localisation peu précise, reconnaissance des objets nulle); hémianopsie gauche complete avec rétrécissement à droite; achromatopsie ; inorientation; cécité psychique grave et asymbolie, le malade ne reconnaît pas les personnes et de nombreux objets; il ne prend les aliments que quand on lui a mis tout en main.
Autopsie. — À droite: ramollissement des deuxième et troisième circonvolutions occipitales, de la superficie postérieure du lobule pariétal supérieur et du lobule du pli courbe ; sclérose et atrophie de la pointe du lobe occipital; à gauche : lésion profonde de presque toute la deuxième circonvolution occipitale et de son voisinage jusqu'aux circonvolutions temporales.
SIEMERLING (Ein Fall von sogenannter Seelenblindheit nebst
anderwertigen cerebralen Symptomen; (in Archiv für . Psych., t. XXI, 1890, p. 284) (résumée).
Cécité psychique légère. Guérison.
P. B..., cinquante-quatre ans, domestique, observé le 7 janvier 1889. Le 14 décembre il eut un étourdissement pendant
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son travail, suivi d’une sensation de brouillards, dont il se plaignit le soir même ainsi que d’un léger engourdissement du bras droit. On remarqua qu’il cherchait à s'orienter avec le tact. Le 1° janvier, il se plaignit que l'œil gauche qui était resté meilleur s’obscurcissait aussi: on remarqua aussi qu’il perdait un peu la mémoire, mais pas autre chose. Le malade raconta lui-même qu’étant en train de raboter, il lui survint un brusque étourdissement avec éblouissement et scintillement en étoile. Il n'avait rien autre, ni paralysie, ni trouble de la parole, Cet état dura une demi-heure et il regagna son logis; il remarqua alors qu’il voyait les objets, mais ne pouvait plus les reconnaître qu’en les touchant.
Actuellement il comprend tout ce qu'on lui dit et sait choisir parmi des objets celui qu’on lui demande; mais si on l’interroge directement, il ne reconnaît pas; il voit qu’une bougie est ronde, ne sait pas ce que c’est et la prend tranquillement par la flamme. Lorsqu'on lui montre un objet, son premier mot est de demander à le prendre; il reconnaît certains objets après Jes avoir décrits minutieusement ; il reconnaît un trousseau de clefs en l’entendant agiter. Il crache rapidement un morceau de savon qu’il a mordu. | |
Hémiopie droite absolue n'atteignant pas le centre de fixation. Pupilles, fond d'œil normaux. Il reconnaît les doigt à 6 ou 7 centimètres, ce qui donne 1 /30 d’acuité. Achromatopsie, Il voit Je n° 30 Snellen sans verres.
L’audition, le goût et l’odorat sont intacts.
L'état psychique est normal, sauf sa mémoire qui est affaiblie notablement. On tend un fil à travers la chambre, il s’y arrête : « C’est quelque chose ». Il le prend: «C’est un fil. » Il confond une serviette avec un livre, une ardoise, elc., mais reconnaît toujours les objets au toucher. Il écrit dificilement à cause de Ia faiblesse de son acuité visuelle ; il écrit des mots simples (papa, Kind ..).
Dans sa chambre lé malade se dirige par le toucher, comme pour manger,
Le 24 janvier l’acuité était de 1/20, l’achromatopsie ne sem-
blait pas aussi absolue. « Tout est plus clair », dit le malade. Il écrit assez bien, pourtant il se trompe quelquefois de lettre. Il reconnaît immédiatement les objets un peu volumineux, ou bien il confond des objets qui ont une certaine analogie de forme.
Le 31 janvier l’achromatopsie diminue, l’acuité augmente (1/2).
Il reconnaît bien, lit et écrit parfaitement; sa mémoire est toujours un peu faible ; il fait difficilement des calculs d’arithmétique.
Stenger (Die cerebralen Sehstærungen der Paralityker; in Archiv. für Psychiatrie t. XIII, 1882, obs. n° 1, p. 218) (résumée).
Paralysie générale. Cécité psychique variable.
Sch... brasseur, quarante-neuf ans. Paralysie générale: délire des grandeurs, quelques ictus ayant laissé une parésie droite : euphorique, caractère gai, un peu de paralysie.
De juillet 1880 à janvier 1881 le malade eut plusieurs attaques qui se présentèrent à peu près avec les mêmes symptômes ; un ou deux jours avant le malade devenait inquiet; il remuait dans son lit, déchirait ses draps, la température montait à 39», puis survenaient les convulsions surtout à droite avec perte de connaissance durant de cinq à dix heures; myosis intense. La température retombait, la paralysie droite persistait quelque jours puis le malade reprenait fpeu à peu sa vivacité et sa vigueur. Les organes des sens revenaient à peu près à leur état normal mais pas complètement, ce qui donne les symptômes actuels : le malade entend bien ce qu’on lui dit, mais souvent il ne comprend pas où bien il se trompe, il mêle les mots, les lettres ; il ne peut nommer les objets qu'on lui montre ou bien il les désigne faussement. Le goût, l’odorat, le toucher sont intacts. Le malade semble suivre un rêve intérieur, il est absent,
il ne commuünique pas avec le monde extérieur, il se heurte à d’autres personnes, il n’a pas peur du feu, qu’on approche de ses yeux ; il paraît comprendre mais il ne peut se mettre en rapport avec son entourage.
Au mois de septembre on constate que le malade ne comprenait pas ce qu’on lui disait et qu'il ne comprenait pas plus ce qu’il voyait, quoi qu’il y voit bien : les images ne font pas naître en lui les représentations correspondantes.
Le malade voit ce qui entre dans son champ visuel, il fixe les objets qu'on approche de lui de quelque côté que ce soit, il suit bièn l’objet ; il voit une chaise qu’on place devant lui, mais il n’y prend garde que lorsqu'il s'est heurté... il essaie de prendre le feu pour le reconnaître. L'examen opthalmoscopique fut pratiqué sans résultat.
A la suite de ses accès cet état demeurait une dizaine de jours, ainsi que les troubles de la parole, puis disparaissait jusqu’à la crise suivante ; pourtant à chaque attaque l’état du malade empirait, un certain nombre de mots, d’images visuelles disparaissaient ; son vocabulaire arriva à être restreint et cependant le malade ne présentait pas l’aspect stupide des autres paralytiques. Le goût, le tact, l’olfaction, la volonté des mouvements ne paraissaient pas atteints. En février 1891, les accès devinrent fréquents puis subintrants et le malade mourut.
Autopsie. — Voûte crânienne facile à détacher, légère et mince ; diploë mince, sang coagulé dans les veines ; à l’ouverture de la dure-mère abondant liquide jaunâtre.
Granulations très légères dans le quatrième ventricule. Le cervelet, la protubérance, la moelle sont fermes, normaux ; les vaisseaux, les nerfs aussi. Les méninges de la base sont molles, non opaques, faciles à détacher sauf à la base du lobe temporal gauche où elles sont adhérentes, présentant l'éclat d’un tendon. Poids total: 1.280 grammes, 490 grammes pour le gauche, 500 grammes pour le droit.
Les circonvolutions en général sont un peu petites, la circonvolution frontale inférieure gauche et la partie antérieure de la