‹ Les Agranulocytoses de l'AurotherapieChapitre 18 sur 51 · DROLE · texte numérisé non relu

DROLE

en émanent. Les corpuscules de Malpighi sont hyperplasiés de façon diffuse. Autour de l'artère épaissie onv oit un grand nombre de lÿmphocytes, d’histiocytes et de grands macrophages. La pulpe splénique est infiltrée par un grand nombre d’histiocytes, de macrophages, de plasmazellen avec quelques cellules endothéliales, et quelques polynucléaires neutrophiles disséminés. Par places quelques petites zones hémorragiques et quelques rares follicules tuberculeux. Pas de réaction.myéloïde. RS

Foie. — Infiltration des espaces portes par des lymphocytes, des histiocytes et des polynucléaires neutrophiles. Dégénérescence graisseuse limitée aux régions périportales. Les autres cellules hépatiques paraissent normales, les cellules de Kuppfer sont hÿpertrophiées. Dans les espaces trabéculaires, cellules Iymphoïdes. et polynucléaires assez nombreux. Pas de réaction myéloïde.

En résumé, agranulocytose fruste avec désordres sanguins importants et Symptomatologie très réduite. Guérison et apparition d’une leucocytose pseudoleucémique avec hyperplasie de la moelle osseuse.

Oss EM. A2 776 ans, entre dans le service le 18 août 1932. Malade depuis un an. Il y a trois mois, après une hémoptysie, il a recu 6 piqüres intramusculaires d’un sel d’or dont il ne peut préciser la nature, ni les doses. L’examen clinique et radiologique montre des nodules confluents dans la moitié supérieure du poumon droit. Nodules disséminés dans la partie inférieure du poumon droit et dans le Poumon gauche. L’expectoration contient des bacilles de Koch.

Du 23 août au 18 octobre le malade reçoit 15 piqûres de 0 gr. 50 de crisalbine. La température redevient normale. On observe une régression des signes cliniques et radiographiques. Cependant le signe du lacet négatif jusqu’au 24 septembre est nettement positif le 27 septembre.

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L’avant-dernière piqûre, le 11 octobre est suivie d’une diarrhée transitoire et le malade est laissé au repos. une semaine. Le 18 octobre il reçoit la dernière piqûre de 50 centigrammes de crisalbine (dose totale 7 gr. 50).

Le lendemain la température, normale depuis un mois, s'élève progressivement. Le 20 octobre elle atteint 3905. Le malade est très abattu. Cependant il n’y a pas d’angine, pas de purpura, pas d’hémorragies. Les urines ne eontiennent ni albumine ni pigments biliaires. L’examen du sang montre : hématies 3.920.000, leucocvtes : 300, polyneutrophiles, 13; poly-éosinophiles, 23 ; poly-basophile, 1 ; 1 monocvtes; 40, formes de transition ; 2, lymphocytes; noyaux altérés, 20; Temps: de saigne ment 6 minutes 1/2 et 7 minutes. Temps de coagulation 12 minutes. Le signe du lacet est fortement positif. Les plaquettes sont très rares sur les lames, elles n’ont pas été numérées.

Un traitement par de fortes doses d’extrait médullaire injectable est institué le 21.

La température baisse un peu les jours suivants mais il n'y a toujours aucun autre symptôme. Le 22 octobre hématies 3.720.000 ; Leucocytes 625 ; Poly neutrophiles : 17 ; Poly éosinophiles, 44 ; Monocytes, 34 ; Formes de transition, L ; Lymphocytes, 1 ; Noyvaux altérés 12.

Le 23 octobre le malade quitte l'hôpital emmené par sa famille. Il reste alité. Il meurt le 15 décembre 1932 sans que nous ayons pu le revoir.

Cette mort tardive nous fait supposer, sans pouvoir l’affirmer, que le malade n’est pas mort de neutropénie, mais de sa tuberculose pulmonaire.

En résumé, agranulocytose fruste avec désordres sanguins importants et symptomatologie très réduite, l’évolution n’a pu être suivie.

Ogs. 8. — M. M.., 45 ans, entre à l'hôpital le 16 mai 1932 pour tuberculose pulmonaire. Le malade, ancien gazé

PROD

de guerre, fait remonter le début de sa maladie à 1927. La même année il a été opéré d’une spina-bifida occulta pour des maux perforants plantaires qui ont guéri après l'opération. Épididymectomie en 1928. Néphrectomie en 1931 pour lithiase rénale. L’examen clinique et radiologique montrent des nodules confluents qui occupent les deux tiers supérieurs du poumon gauche et le tiers supérieur du poumon droit. Pas de cavernes visibles. Le foie, sensible, déborde d’un travers de doigt le rebord costal. Éthylisme avoué. Du 20 mai au 15 juin le malade reçoit sans aucun accident 0 gr. 10, 0 gr. 25 et 7 piqûres de 0 gr. 50 de crisalbine (dose totale 3 gr. 85).

Le 16 juin, lendemain de la dernière piqûre, une éruption bulleuse localisée apparaît brusquement à la face antérieure des cuisses. Du côté droit où elle prédomine, on voit une bulle de la taille d’une noix entourée de bulles grosses comme des pois, emplies d’un liquide citrin. Ce placard bulleux est entouré d’une auréole hémorragique, il est légèrement douloureux. À gauche on ne voit qu’une demidouzaine de petites bulles juxtaposées. Il n’y a aucun autre trouble, ni fièvre, ni angine, ni albuminurie. Mais un examen de sang montre 50 % d’éosinophiles et seulement 19 % de neutrophiles. Le liquide des bulles est pauvre en cellules : 50 % de cellules éosinophiles uni et binucléées, 50 % de polynucléaires neutrophiles altérés. La crisalbine est suspendue,

Le 20 juin un nouvel examen montre 60 % d’éosinophiles et 2 % seulement de polynucléaires neutrophiles. Pas de leucopénie. Malgré ce bouleversement de la formule leucocytaire, malgré cette neutropénie extrême, il n’y a toujours ni fièvre, ni angine, ni albuminurie. L’éruption bulleuse localisée ne s’est pas modifiée.

Le 22 juin, le nombre des neutrophiles a un peu augmenté : 12 %. Une injection d’adrénaline relève légère-

ML OT LR

ment le nombre des leucocytes sans la formule leucocytaire.

Hématies

Leucocytes Poly, neutrophiles

LR RER RES

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