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nombre des hématies diminue généralement lentement.
Lorsque l’évolution se fait vers la guérison on voit réapparaître les polynucléaires neutrophiles et quelques rares myélocytes neutrophiles. Dans les agranulocytoses auriques le nombre des polynucléaires redevient généralement très vite normal tantôt en deux jours, tantôt en une semaine.” Il est de règle que le nombre des leucocytes après avoir atteint le chiffre normal, continue à s’accroître pendant quelque temps. Îl atteint généralement les chiffres de 15.000 à 25.000 leucocytes avec une très forte proportion de polynucléaires neutrophiles et une réaction myéloïde transitoire. Nous avons vu une fois (obs.6)uneleucocytose pseudoleucémique avec 71.000 leucocytes et 81 % de polynucléaires neutrophiles.
Pendant toute cette période et contrastant avec la leucocytose le nombre des hématies continue à diminuer progressivement pour ne se relever qu’au bout de plusieurs semaines. L’intensité de l’anémie dépend avant tout de la durée de l’évolution quand elle n’est pas masquée par des transfusions successives. L’anémie n’est généralement pas très accentuée dans les formes rapidement mortelles où élle n’a pas le temps de se développer, par contre elle devient plus intense dans les formes qui évoluent lentement vers la mort et dans la convalescence des formes curables.
La leucocytose avec réaction myéloïde transitorre qui suit l’agranulocytose nous apparaît comme une réaction compensatrice, parfois démesurée de
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CNET
Ja moelle osseuse après qu’elle a été ésée. Nous croyons
qu’on peut établir un rapprochement avec la leucémie
aiguë au cours de l’aurothérapie qui a été observée
par Coste, et avec les leucémies aiguës qu’on a parfois vu succéder à des agranulocytoses cryptogénétiques. Il est permis de supposer avec P. E. Weil que de même que le benzol et les corps radio-actifs sont capables de réaliser des aleucies et des leucémies, les sels d’or doivent pouvoir déterminer des lésions hyperplasiques aussi bien qu’aplasiques des organes
hématopoiétiques. 5