‹ Les aïeux de Molière à Beauvais et à Paris: d'après les documents authentiquesChapitre 5 sur 30 · LES AÏEUX DE MOLIÈ RE · texte numérisé non relu

LES AÏEUX DE MOLIÈ RE

» acquis un plus beau titre, et que les tems ne » peuvent effacer, celui «d'appartenir à un des plus » grands hommes qu'ayent produit les lettres.

» L'Éditeur a sous les yeux un arbre généalogique » de la famille des Poquelins établis à Paris ; qui le » croirait I Jqan-Baptiste Poquelin , dit Molière , ne » s'y trouve point : sa profession de comédien l'en » a exclus. Il n'y avoit pourtant que l'orgueil bien » pardonnable de vouloir tenir à lui, qui pût justifier » la peine qu'on a prise de faire une généalogie. » Qu'est-ce que le nom de Poquelin séparé de celui » de Molière?... »

Mais le respect que nous avons toujours eu pour la vérité historique nous obligea rejeter à jamais, comme fabuleuse, et n'en déplaise à nos voisins d'outre-Manche qui auraient pu les réclamer, l'origine écossaise et noble (1) des Pocquelin: le document inédit, qui nous a été communiqué par M. L. de Tnrassures, nous force à refaire les premiers degrés de la filiation que nous avons déjà publiée.

La vieille cité des Bellovaques, déjà illustrée par Jeanne Hachette, peut s'enorgueillir d'avoir été le berceau des Pocquelin, ' quoique les premiers

(1) < J'ai peur, »avait déjà dit M. Jal, dans son précieux Dictionnaire critique de Biographie et d'Histoire, p. 988, « que le Poquelin écossais, imaginé par un généalogiste honnêtement payé, ne soit de la famille du Kolberg écossais, qu'on imagina pour agrandir les Colbert, marchands de draps et d'étamine à Reims. »

qu'on y rencontre soient de très modestes roturiers, payant taille. Nous n'avons qu'un regret, c'est de ne pouvoir les rattacher d'une manière certaine les uns aux autres avant le xvi° siècle ; nous nous bornerons, quant à présent, à citer les noms et les dates, appelant sur eux l'attention des chercheurs et des paléographes.

Page 1