‹ Les aïeux de Molière à Beauvais et à Paris: d'après les documents authentiquesChapitre 6 sur 30 · LES POCQUELIN DE BEAUVÀIS · texte numérisé non relu

LES POCQUELIN DE BEAUVÀIS

1382. Jehan Pocquelin, boulanger, porté à 20 sols pour sa taille. (Extrait des comptes de la ville.)

1391. Maistre Louis Pocquelin, barbier, demeurant à présent à Paris, pour sa taille de 19 livres. (Extrait des comptes de la ville.)

1396. Henry Pocquelin, communier, établi à Paris : il fut condamné par arrêt du parlement du 8 avril 1396 à payer la taille à laquelle il avait été imposé à Beauvais comme forain (Mathon, la famille de Molière était originaire de Beauvais, 1877, p. 6).

1453. Jehan Pocquelin, boulanger à Beauvais.

(Mss. de Troussures.)

1460. Martin Pocquelin, marchand et bourgeois, né vers 1460, ainsi que nous l'apprend son inscrip-

tion tumulaire (1), dont nous devons un décalque exact à un érudit Beauvaisin, M. Mathon, correspondant du ^ninistère de l'instruction publique ; cette inscription est conçue comme suit :

Car attrojos qui tous fatmaitts assomm^ Jfommerçmettt sans flatter femme ou homme <!($ ieuaut jilt ttttj houeste marchant ffit fcott bourgeois tors quit estoit marehaut ge tous agnu, jrise et estime ÇojjueUn ttome et partit» eojttome <Éj)tti trejassa ioetolrre te tresiesme 3tott ie çraee eittij *etts vin%t et uttjtesme ©t fut *g mis aflfht que en sett roorfe prions irnuq Si*u jrar sa mtserôorie Puisque aittsg a tes mondains traieîs yassès Çug îug jariotroe et a tous tresjassez

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Au bas de la pierre, du côté droit est un écusson dont les traits extérieurs subsistent seuls : le dedans est absolument fruste.

1472. Pierre Pocquelin, cité dans un compte de la cathédrale de cette ville, la dite année : « Reçu des

(1) Mathon, Catalogue du Musée de Beauvais, BeaUvais, 1865 : note de la page 30.

» exécuteurs de Pierre Pocquelin, de la paroisse de » la Basse-Œuvre (1), 2 sols. » (Mathon, Ibidem.)

1480. Jehan Pocquelin, tisserand. (Reg. des délibérations de l'Hôtel de ville, 19 janvier 1480.)

1496. Jehan Pocquelin, échevin de la ville. (Mss.

de Troussures.)

1515. Jehan Pocquelin, maistre des tisserands (2). (Reg. des délibérations, 25 janvier 1515.)

1527. Simonne Pocquelin, née en 1527.

Le musée de Beau vais (3) possède d'elle un bon portrait en costume du temps : hauteur m 62, largeur m 50. À l'angle gauche et en haut estunécusson peint entre deux branches de lauriers qui l'entourent ; il représente un parti, au premier d'azur, à la bande d'or accompagnée à senestre d'un faisceau de dards

(1) Le moyen âge â légué à Beauvais un de ses plus somptueux édifices, la cathédrale, malheureusement inachevée. Elle occupe une partie de l'emplacement d'un temple païen, connu aujourd'hui sous le nom de Basse Œuvre, élevé vers le m° siècle et converti en église chrétienne.

(2) La confrérie des tisserands comprenait les tapissiers sarrazinois : leurs statuts remontent à 1301 : ce n'est que sous le règne de Henri III, le 22 janvier 1586, que les tisserands formèrent une corporation distincte. — Voy. le Code des Marchands, Paris, 1766, p. 466 et 479.

(3) Catalogue n° 49, p. 67.

d'or en chef, au monogramme AB d'or en pointe à dextre y le monogramme placé sur la tige d'une croix chargée d'une étoile, le tout d'orj au second de gueules à une gerbe d'or accompagnée en chef d'une étoile du même.

Au-dessous la date : 1592.

A l'autre angle du tableau : 2ETATIS SVE 65.

La pierre tumulaire de cette même Simonne Pocquelin est aussi conservée au musée de Beauvais (1) : hauteur m 60, largeur m 44.

Nous en devons également un décalque à M. Mathon.

La partie supérieure, arrondie au sommet, représente, dessinés au trait, le Christ sur la croix fichée sur une tête de mort, à gauche la Vierge, à droite une femme agenouillée, tenant un chapelet à la main: la coiffure de cette femme, identique à celle de la tète du portrait, semble indiquer qu'on a voulu représenter Simonne Pocquelin.

Au-dessous sont ces mots :

(Çg àtwxnt jjtlt hûttfsU ftrnm^

gam* Jftmatt* pocquelin fmmt

it gutthirhu iuhAitt ttvxrthmt

tï hrorjttts it ^muftis

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(1) Catalogue n° 248, p. 49.

1532. Jehan Pocquelin, marchand à Beauvais, près la porte du Chàtel, lequel demanda la permission d'asseoir une chambre au-dessus de la voirie étant près de sa maison. (Ext. des délibérations de l'Hôtel de ville, année 1532.)

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