FRANGE ET ALLEMAGNE
0 morne crépuscule !
Les Suèves et les Hérules Menacent à nouveau Athène et son ég-ide, et Rome et ses faisceaux, Qu'avait au long- des temps, avec un g'este libre, Repris, Pour s'en vêtir et s'en armer, Paris.
Sur un sol neuf, l'œuvre antique s'était nourri De force jeune et redressait son équilibre : Au long des murs reparaissait l'ancien feston, L'acanthe et la volute et la fleur corinthienne,
Mais par-dessus la barre et l'angle du fronton S'élançait la ferveur d'une ligne chrétienne.
Ainsi Sans heurt aucun, ni sans rudesse, La foi y soulevait vers le ciel la sagesse Et dotait la raison des ailes de l'esprit; Le monument total était si bien construit Qu'on ne distinguait guère Où le marbre joignait la pierre, Ni sur quel horizon tranquille ou emporté Il imposait aux yeux sa plus nette beauté.
Il triomphait quand l'ombre à l'aube était unie ; Trente siècles le dédiaient à l'univers ; Il était un, profondément, quoique divers, Et le vent dispersait sa nombreuse harmonie
Sans divulguer jamais Qui de Paris, ou d'Athène, ou de Rome Rendait l'accord aussi divinement parfait Pour en charmer l'âme de l'homme.