‹ Les Albanais et les grandes puissancesChapitre 19 sur 30 · LES ALBANAIS. ARTS · texte numérisé non relu

LES ALBANAIS. ARTS

. côté de nous. Mon browning excita naturel-

ement leur intérêt, et celui qui avait pris place Air . .

, côté de moi, me demanda de pouvoir regarder

’arme de plus près. Je ne pus refuser sa prière

lans l’offenser. Mais mon compagnon dirigea

Le suite, comme par hasard, le canon de son

lusil Martini, qui reposait sur ses genoux, sur

les deux; n’avait-on pas quelques semaines

| luparavant soutiré de la même facon le revolver

tu domestique du missionnaire de Bazya, lors-

(ul se rendait à Roubigou, pour lui voler msuite le mulet et tout ce qu'il possédait, ien que les domestiques des ecclésiastiques oient généralement assez respectés? Mais après luelques instants on me rendit mon arme sans ncident. (Steinmetz, p. 38.)

Nous arrivâmes dans une petite vallée qui ist traversée par une petite rivière. [ci mon ompagnon s'arrêta en déclarant : « Voici la “ontière! » En même temps il prit le fusil de ‘épaule et en examina la platine. De même il Xamina son revolver et me conseilla d'ins-

ecter aussi mon browning. On a, à BSkasi,

ialgré les rapports qui lient les deux endroits, | . . r m grand respect des Matyanais, ceux-ci étant,

à cause de leur richesse, mieux armés, tandis qu'à BSkaëi, on se sert encore beaucoup de fusils à baguette. Nous sautàmes par-dessus I rivière et nous nous trouvämes dans la Matya

Lentement nous montâmes la basse pente de l’autre côté, sur laquelle se trouvent dispersé: les champs et les maisons de Karice. Nou n’étions pas encore arrivés en haut lorsqu nous aperçümes deux hommes qui étaient assi:

près du chemin. Dzetan me dit à voix bass:

que l’un, nommé Mourad était l’homme le plu:

désavantageusement connu de Karice et con seilla d'accélérer le pas. Mais nous ne devion pas passer si facilement. Mourad nous cri sèchement : « Où allez-vous? » — « À Kam « siya » répondimes-nous tout aussi laconique ment. « Venez ici » — « Pourquoi? » = « Venez, vous dis-je! » Nous dûmes nou conformer à cette aimable invitation, les deu étant armés de fusils Martini, et des Koulas & trouvant tout autour de nous. Après un cour bonjour, Mourad me demanda si je savais lire À ma place DZetan répondit : « Non! » = « Tais-toi, est-ce que je ne vois pas que c’est ur citadin? Et il ne saurait pas lire? » Il ne fallai

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