‹ Les Albanais et les grandes puissancesChapitre 20 sur 30 · LES ALBANAIS. D · texte numérisé non relu

LES ALBANAIS. D

as une sagacité extraordinaire pour trouver ela, puisque mon pantalon me trahissait. Pour e pas le rendre méfiant en niant, je confirmais es conclusions, en me déclarant habitant de eutari et sachant lire, et sur une nouvelle uestion je déclarais être en visite chez mon ousin le curé de Bskasi, et me rendre à amsiya, pour y transmettre des salutations de ion ami à Aga i Mils, qui était l'homme le plus stimé de toute la contrée. Sur ce, nous primes lace; Mourad nous offrit sa tabatière et aconta qu'il avait reçu une lettre quinze jours uparavant, que personne ne savait lire. En ième temps, il me tendit une feuille de papier ‘ayonnée. On y annonçait à Mourad qu'un mi qui, à cause de la vendetta, avait pris la ite, était heureusement arrivé à la côte. Natulement le fuyard n'avait pas écrit l’épitre 1-même.

MBSkaëi fait partie, de même que la Malciya esit, des territoires les plus indigents de Albanie. Ici, comme ailleurs, beaucoup de

wmilles ne peuvent se défendre de la faim.

ar ces circonstances, il n’est pas étonnant qu'on mge à aller chercher ce qui manque dans les ()

- … rh

plaines plus bénies de la côte. Il y a pe:

d'hommes qui ne puissent se vanter d'un expédition de brigandage. C’est pourquoi tou homme de B$kasi qui est rencontré dans] plaine, qu’il soit descendu avec des intention pacifiques ou belliqueuses, est arrêté par de autorités. Et il est défendu à tout homme del campagne de visiter les villes les plus proche de Krouya et de Les. Seules les femmes osen circuler dans les bazars de ces villes. Les expe ditions de brigandage sont de vieille datee sont devenues une habitude et une coutum par l'usage qu'en ont fait les générations, eto les pratique méme sans nécessité matériell Elles datent du temps où les BSka$ianais habi taient les gorges particulièrement inhospile lières et inaccessibles du Mali BSkasi.

Un certain aventurier de Bskañi, Âark Kouli, dont toute l’Albanie connaît le nom mérite qu’on s'occupe un peu plus longuemén de lui; son audace et sa hardiesse sont célébrée dans beaucoup de chansons. Toutes les 10!

que j'interrogeais quelqu'un sur lui, que cent un paysan ou un missionnaire, toujours On m répondit : « C’était un homme! » Les plaine

Ja côte étaient absolument et sans restriction sa merci, par suite de ses expéditions frélentes à travers le pays, qui étaient toujours écutées avec beaucoup d'énergie et de chance. 1 l'y croyait inviolable et on tremblait rien ‘en entendant son nom. Au printemps de nnée 1905 enfin le gouvernement turc décida nvoyer un détachement militaire à BSkaëi et Ksela, dont les habitants n'étaient pas de indres brigands, avec mission de les punir.

brigadier du vilayet Skutari, Essad Pacha, tra avec plusieurs centaines de fantassins et ux pièces de montagne à Békaëi et cerna la ula de Marko Kouli qui se trouvait dans la lée du Mati près de Stogou, à une heure de inye. Dans cette maison se trouvait celui on cherchait, avec cinq compagnons seulemt; mais la sommation de se rendre fut usée sans plus. Les pièces de canon percçaient grands trous dans les murs, mais Marko ul s’y maintint toute la journée. À la tombée la nuit il rompit avec ses compagnons le ‘don et chercha à se venger de la destruction Sa maison, en coupant les convois d’approionnements, qui ne pouvaient rejoindre les

troupes que par la vallée du Mati et le Ma Drvenit. Le corps d'expédition fut obligé © mettre une fin prématurée à son entreprise ne put retrouver la plaine du littoral que par que les Mirdites voulurent bien le laisser pass par leur territoire, le retour par la route ind quée plus haut lui ayant été barré par le B$Ska$ianais et les Ksélanais.

Mais Marko Kouli ne jouit plus longtempsd sa gloire qui fut, si c'était possible, encor augmentée par cet épisode. Une année plus ta il trouva la mort dans la plaine au sud du Mat Il était de nouveau descendu et conduisait dar l’aube du jour un certain nombre de chevau volés vers ses montagnes, lorsqu'un paysa le rencontra et le tua d’un coup de fusil, s& soupçonner quil l’avait ainsi mis hors d’étatc nuire. S'il l'avait reconnu, il n’aurait pas eu courage de tirer sur Marko Kouli. Son frà cadet beaucoup moins connu, Zef Koul chercha à maintenir le prestige de la maisor Lui aussi fut tué une demi-année plus tar non lors d’une expédition de brigandage dar la plaine, mais près de sa koula par un con pagnon de clan. Il avait prêté de l’argent àw

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