APPEL AUX CROISÉS
Le tonnerre a éclaté aux Balkans —
Aux cris de liberté, au bruit de la bataille
Le Serbe et le Bulgare font feu,
Le Grec et le Shkipétar aussi —
En avant donc, vaillante Autriche !
Depuis trop longtemps déjà le joug du Turc pèse, Maintenant il devint encore franc-maçon,
Et n’assassine pas pour Mohammed,
Non, pour Ferrer aussi, tôt et tard;
En avant, Autriche chrétienne!
Tu semas le sang de tes fils
Pendant des siècles en un noble fleuve
Devant le croissant, pour la foi.
Maintenant la moisson rentrera dans la maison,
En avant, noble Autriche!
Le Russe tremble — Albion
Regarde en tremblant le canon de l'Empire,
Tends ta main, prends aussi Byzance
Et conserve-la entière au christianisme,
En avant, Autriche triomphante!
Donne à chaque peuple ce qui lui est dù,
Avec amour, qui fut toujours ton plus bel ornement. Et toi; Empire allemand, tiens ta parole chrétienne, * Jette loin l’amilié du Ture,
Et conserve-la entière au christianisme!
Comme tout cela est arrivé autrement! Ce sont les Etats hérétiques schismatiques qui marchent sur Constantinople, et Ferdinand « l'apostat » les conduit. Mais où est restée « l'Autriche triomphante », dont les dirigeants ameutèrent la démocratie slave contre la position politique et les revendications historiques des Allemands en Autriche ? Elle est sous l’enchantement de ceux qu’on a dressés pendant
des dizaines d’années contre les Allemands.
(Confisqué)
Mais ce « je le veux » qui doit mettre en mouvement les régiments slaves impériaux et
royaux contre les vainqueurs slaves de l'islam, ne sera pas prononcé.
« Mais qui voudrait nous faire croire, qu'il faudra verser du sang allemand, pour que l’Albanie, parce qu’une petite fraction de sa population appartient à l’église catholique, ne soit pas soumise à la domination d’un État schismatique tel que la Serbie! Pour obtenir l’autonomie de l’Albanie, l’Autriche- Hongrie devrait s’immiscer pour Rome au partage de la Turquie? La formule de la route à Salonique a fait son siège. Mais il faut que cela soit dit, que les espérances que Rome attachait à l’autonomie de l’Albanie, ne nous importent pas, et que nous n'avons pas la moindre raison pour empêcher la réunion de la défaite de la Turquie avec une défaite de la politique jésuito-romaine ‘. »
Au moment même où nous citons cette voix allemande du Tirol, nous recevons une lettre particulière de Vienne, d’un des protagonistes de la politique autrichienne, qui écrit entre autres :
« Vous pouvez vous imaginer combien les événements politiques de ces dernières semaines