LES ALBANAIS. DA
in homme de Satchi — et il n'avait pas tellenent tort, car un Albanais inexpert au tir isquerait fort, en son propre village, de perdre inon la vie, du moins l'estime, peut-être même on bien. (Nopcsa, 72.)
En 1908 le premier congrès albanais se réuit en vue d'établir un alphabet national. Comme 1 il adopta l'écriture latine, mais dut concéer aux Tosques de pouvoir se servir de l’alphaei grec.
Le deuxième congrès albanais d’Elbassan de année 1909 confirma les décisions du premier".
Par conséquent le peuple albanais a, après lusieurs milliers d'années d'existence, ressenti.
y à quatre ans seulement, le besoin d’emrunter un alphabet*.
Où il n’y avait même pas de lettres, il ne ouvait être question de littérature, et il n’est as étonnant que les Albanais soient le seul euple en Europe sans littérature aucune. « II 1. H. Charles Woods, La Turquie et ses voisins, p. 116-127. ici, en passant, une remarque de ce connaisseur des banais. Il dit : « l'autonomie affaiblirait l'Albanie ».
2. Le baron Nopesa a encore écrit en 1907 : « Il y a de spoir pour qu'avec le temps il y aura en Albanie plus d’or-
ographes que d'hommes sachant lire. (Cité par Siebertz, 50.)
ne peut guère être question de lettres, de litté rature albanaises, parce que d’une part le peu= ple en lui-même est divisé en deux groupes!
dont les idiomes ont peu de ressemblance entre eux, et parce que d’autre part à l’intérieur même de ces deux grands groupes chaque homme instruit avait son propre alphabet, qu
chacun écrivait comme bon lui semblait;
n'existait pas de langue écrite unifiée et par cela
tout développement d’une littérature nationalé était rendu extraordinairement difficile. Les. auteurs albanais écrivent ou bien en langue serbo-croate, ou en turcou en italien, quelques uns aussi, peu nombreux, en francais. Pour le besoins de leur peuple, très peu furent en état. d'écrire. Une confusion d’alphabets différents fit que pour les Albanais instruits il était d’un art tout spécial de lire même des lettres ou de documents en leur propre langue. »
Pendant qu'on faisait en Albanie même le premières tentatives de rendre possible, par l'emprunt d'un alphabet étranger, une littéra* ture nationale, quelques Albanais ont déjà
1. Voir Siebert, Albanien und die Albaneser, Landschafts- unt Charakterbilder, Vienne, Manz, 1910, p. 48.