‹ Les Albanais et les grandes puissancesChapitre 7 sur 30 · LU · texte numérisé non relu

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les autres nations du continent il n'existe pas d’épopée nationale albanaise, et pourtant les points d'appui ne manqueraient pas dans le passé de ce peuple belliqueux.

» Il y a sûrement eu de ces points d'appui, et s’il n’y en eut point d’autres, il y eut certais nementles vingt-cinq années de la lutte héroïque de Skenderbeg dans et pour Kroya. Mais le peuple albanais a oublié son plus grand fils. Et aujourd’hui même, il ne sait encore pas!

combien il est honteux pour lui de devoir Île constater. Aujourd’hui on a même oublié l'emplacement du tombeau de Skenderbeg. »

(Voir Siebertz, p. 63, 64, 108.)

Le consul autrichien v. Hahn qui, avec la scrupulosité allemande et une persévérance exemplaire, a travaillé infatigablement tant d'années à dénicher les moindres faits propres à caractériser ce peuple albanais qu’il chéri sincèrement, n'a pu recueillir dans les deux eros volumes in-folio de ses Études albanaïses! de toute la littérature non écrite; de tout le travail intellectuel de ce peuple, que quelques chants d'amour et quelques proverbes, el avec la meilleure volonté du monde nous n@

pouvons citer autre chose qu'une partie de ceux-CI

Lui : Gracieux front de ducats | Pourquoi me fais-tu de la peine ?

Gracieux front de piastres Aurons-nous une place au repas du soir ?

Elle : Ce serait trop étroit, 1l fera trop chaud. Lui : Prends-en quatre-vingts pour une nuit, Car tes beaux cils valent le prix; Gracieux front d'orange Tu as atlisé la fièvre estivale Dans mon pauvre cerveau, Cette fièvre qui me saisit tellement Qu'elle me harcèle, me mortifie et me rend malheureux.

Dommage que le poète amoureux n'ait pas spécifié le genre de pièces d'argent dont il offre quatre-vingts € pour une nuit », mais en égard le la situation économique de l'Albanie dont nous aurons à parler plus loin, ilne peut s'agir jue de quatre-vingt piastres, bien que la belle ut un front de ducats.

‘Une autre chanson est ainsi conçue :

Je sens un désir me brüler, Ma petite Hélène, viens, sors de suite, Ou je vais partir en voyage sans faute, Je vais me coiffer à la manière des Francs,

Je ferai véritablement laver mes cheveux, Et si je reviens, je hurlerai comme un chien.

Cette menace de se laver, seul celui la com-

rendra qui sait par les rapports de voyage des

barons, médecins et ingénieurs autrichiens, quel saint respect les Albanais ont des lavages! et des bains, surtout des bains, parce que, disent-ils, on en « attrape la fièvre ».…

Encore une « chanson d'amour »

Lorsque, quand tout s’est tu,

Ma mie viendra avec sa petite lampe,

De trois draps bien emmitouflée,

Des draps ourlés de franges,

Oh, alors, je m'écrierai : Que la mort Abatte ton époux au combat,

Pour que tu deviennes mienne sans peine Et que nous nous serrions genou à genou. |

Quelles aimables gens, ces Albanais! Il ny a pas à dire! | Nous voulions encore donner quelques autres spécimens tout aussi significatifs de la vie

amoureuse en Albanie; mais les ayant lus!

nous en fûmes saisis de dégoût. Beaucoup dé

ces chansons sont consacrées à la pédérastiel M — Nous n'en crümes pas nos yeux lorsque nous lûmes ces épanchements « platoniques »:

mais nous avons trouvé chez v. Hahn le pas sage suivant :

« Dans l’Albanie centrale et septentrionale!

c'est-à-dire en pays ghègue, la pédérastie es!

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