‹ Les Albanais et les grandes puissancesChapitre 8 sur 30 · Cité-parw Hal cet Il, -p · texte numérisé non relu

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»n vogue exactement à la façon dont l'ont décrite es anciens. Elle est intimement liée aux mœurs t à la vie des Ghègues!. »

Réfugions-nous vers les proverbes, vers la bhilosophie du peuple albanais :

Le village brülait, et la putain se peignait.

Où beaucoup crachent, il y aura un fleuve.

Tel l'endroit, tel le discours (c'est-à-dire : « con- Jrme-toi aux circonstances »).

Le bon a rarement la bonne (vie).

Ju n'as pas encore chié sous le fardeau (c’est-à-dire : {u n'as pas encore passé par le malheur »).

Gyon sait ce que contient le sac {car il contenait des Lerres lorsque Gyon s’en servit pour battre sa femme). Que celui qui l’a semé ne le récolte pas.

. La honte est pour le vivant.

| Où est le glaive, là est aussi la religion (« cuius est 2810, eius est religio »).

Ce dernier « principe » a probablement été

éterminant pour les Jésuites, qui d’Albanie spèrent convertir au catholicisme toute la éninsule balkanique. Bonne chance!

L'élément albanais, intelligent et brave, ais incultivable au dernier degré et cruel, a

ué un rôle funeste dans l’histoire turque.

oujours plus indispensable, plus la force de

WVoir v. Hahn, L. c., Ï, p. 166.

la nationalité turque diminuait, il a chargé le nom ture d’une foule d’ignominies, à la guerre comme aux temps de paix, en se montrant en même temps incapable d'évoluer vers un ordre social plus élevé 1.

Les Albanais ne sont point une nation, mais.

ne représentent qu'un certain nombre de tribus apparentées (fis), qui vivent séparément les unes des autres”.

Conclusion : point de type ethnique, point

de langue nationale, point de culture.

Mais poursuivons.

Les Albanais ont-ils leur propre histoinel nationale ?

Non. |

« L’Albanie, dit v. Hahn (/. c., I, p. 215

n’a pas d'histoire suivie. Dans l’ancien monde

comme dans le monde moderne, le nom du

pays n'apparait que sporadiquement et alors

seulement, à l’ordinaire, quand le cours D.

p. 255. Cité par Zupanëié, L. c., p. 35.

1. Voir A. Philippson, Europa, Vienne et Leipzig, ‘4 2. Niko Zupanéüié, L. c., p. 36. |

ivénements le met en rapports plus directs

wec les pays voisins. Dès que ces rapports vessent ou qu'ils sont fixés, le pays est replongé lans l’ancienne obscurité, et ainsi se fait-il que Loute l’histoire interne se réduit à quelques ragments groupés autour de quelques personhages célèbres ou autour des arbres généalo- Liques de quelques petits dynastes. Si ces ragments ne sont pas trop distancés les uns les autres, l'historien peut essayer de combler Les lacunes existantes par des combinaisons, les inductions et d'autres exercices de sa sagalité. Mais que dire, si ces lacunes ne comportent has des dizaines ou des centaines, mais des hilliers d'années? Et l’histoire albanaise a de les lacunes (qui durent des milliers d'années), ar de Strabon à Ptolémée jusqu'aux conquêtes les Normands on ne mentionne ce pays que uelques fois en passant, quand il est devenu

» théâtre des luttes de nouvelles hordes de

arbares. »

Le grand ami de l’Albanie cherche plus loin u moins à expliquer ce fait, si accablant pour on peuple favori, en disant :

« L'Albanie physique ne forme pas un tout

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