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DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE VII

* manichéenne la plus importante : le terrain s'annonçait et s était déjà montré d'une culture riche et facile.

Us résolurent donc une assemblée, soit pour organiser les forces dont ils pouvaient disposer dans ce pays , soit pour répondre au Concile de Lombers et pour se relever aux yeux des populations de leur défaite théologique. Au mois de mai 1167, ils se réunirent donc à Saint- Félix-de-Caraman, où ils jouissaient d'une sécurité absolue. Les plus hauts personnages delà secte y furent présents: Nicétas de Constantinople, Marcus de la Lombardie, Robert deSpérone, Sicard Cellerier d'Albi; le Val-d'Aran, Carcassonne, Toulouse, actuellement sans évêque, envoyèrent leur conseil.

L'assemblée s'occupa d'abord de donner un chef aux Eglises qui n'en avaient pas : Toulouse élut Bernard- Raymond; Carcassonne, Guirald Mercier, et le Val-d'Aran, Raymond de Cazalis. Les limites respectives des Églises de Carcassonne et de Toulouse étaient indécises ; on les fixa. La ligne de démarcation partait de Saint-Pons de Thomières et passait par Cabarède, Hautpoul, Saissac, les châteaux de Verdun, de Montréal et deFanjaux; elle s'arrêtait à la source même du grand Hers (1).

(1) Cette délimitation fut signée par les Parfaits Bernard - Guillaume , Guillaume Gardas , Ermengaud de Forest , Raymond de Baymiac, Guillabert de Bonvillars,

Quand la circonscription des diocèses fut terminée, rassemblée s'occupa des affaires générales de la secte ; elle constata , avec vérité , que le succès avait généralement répondu aux efforts des prédicants. Chacun se retrempa dans la vigueur et la pureté de l'esprit primitif. Nicétas le réveilla , en expliquant les doctrines et les usages qui remontaient jusqu'à l'origine et qui avaient persisté dans les Eglises orientales ( 1 ) . On se retira fortifié et plus résolu. 11 est certain que, dans la situation présente , la réunion de Saint- Félix-de-Caraman était comme une réponse éclatante donnée au Concile de Lombers. C'était beaucoup d'abord qu'elle eût été possible; bien plus, elle s'était préparée, elle s'était faite sans que le plus léger obstacle ne surgît pour l'empêcher; enfin elle avait délibéré et discuté ouvertement, en public, en toute liberté, en présence d'une foule de peuple venue de tous les pays voisins.

Bernard-Guillaume Contor, Bernard-Guillaume de Bonneville et Bërnard d'Avignon , pour l'Église de Toulouse ; pour l'Église de Carcassonne signèrent Guiral Mercier, Bernard Catalan, Grégoire et Pierre Galidas - Manus , Baymond Pons, Bertrand de Molino, Martin de Ipsa- Sala et Baymond. — Sandius , Nucl. Histor. EccL, in Historia Arianorum, col. 1676, p. 390. — Besse , Ilist. des ducs, marquis et comtes de Narbonne, Paris, 1660, p. 483. — D. Bouquet, Rec. Hist., xiv, 448. (1) Voir, Pièces justificatives , N° 10.

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