‹ Les Albuminuries curablesChapitre 12 sur 20 · OU FONCTIONNELLES · texte numérisé non relu

OU FONCTIONNELLES

SES HiPPORTS AVEC L'ASSURAHCE SUR LA TIE

Les développements dans lesquels nous venons d'entrer prouvent surabondamment, ce me semble, la curabilité, non seulement possible maig hahittteUe, des albaminurtes susmentionnées, dont la bénignité, à un point de vue absolu, ne saurait plus être discutée. Nous n'y reviendrons pas; mais, à ce propos, il est une question qui ne saurait aujourd'hui élre passée sous silence, et qui est, on peut le dire, toute d'actualité : c'est de fixer dans quelles proportioDs, dans quelles mesures peuvent élre admis à l'assurance sur la vie les sujets qui se trouvent dans les conditions que nous venons d'énumérer. Ce cûlé du problème, déjà posé el superriciellement abordé par nous au Congrès de médecine interne de Nancy, vient de l'être officiellement auCongrès des médecins descompagnies d'assurances, réunis pour lapremière fois, ft Bruxelles en 1899; et cela, par l'organe de leur très distingué rapporteur le docteur R. Wijbauw.

Nous avions espéré que les travaux si nombreux publiés depuis 1884, c'est-à-dire depuis les pre-

PIIONOSTIC liEi\ÉHAL

mières recherches de Pavy, et la publication de naU observations personnelles auraienl ouvert les yeinflB et que les grandes coinpagoics d'assurances seraieM^ revenues sur la rigueur de leurs aociens réglemeoF prononçant l'exclusion forinelle et syslémaliqus ç tous les individus dont les urines auraient it trouvées une seule fois albumineuses. Un pareil v6| formulé avec cetle netteté toute brutale, noua P&1 loutà lafois illogique, injuste et inhumain. Hhffiq^U car il est beaucoup plus irrationnel d'admeltrè'y l'assurance sur la vie un pleurétique guéri t syphilitique m a/ijparence guéri qu'un albumînuriqi intermittent, se présentant avec tous les attribw extérieurs de la santé, puisque ces deux premiers Q certainement plus de chance de devenir l'un tobf culeux et l'autre ataxique, que le troisième d'évoli) vers la néphrite. Ce veto est encore injuste, carJ peut léser sans raison surPisanle les intérêts les p' respectables. 11 est inhumain, parce qu'il jette ai l'esprit des sujets dont l'albuminurieesl essentiel^ ment bénigne et curable un trouble regrettablatl qui peut avoir des conséquences réelles sut l'éTOll tion ultérieure de leur sanlé, en en faisant des en damnés d'avance.

J'ai fourni, il y a i ans, au Congrès de Nancy, \ statistique des plus probantes, puisqu'elle porte 4 une série de sujets suivis depuis près de 20 ans;j[ chez lesquels, sauf chez un malade qui a été'j'^ du de vue, mais que nous savons encore fi'n la guérison complète a été réalisée : les jeunes fl se sont mariées, elles sont devenues mères, d'entre elles seulement ont vu passagèreo raltre l'albuminurie pendant leur grossesse. Atu n'a eu d'attaque d'éclampsie. Une autre, a 13 ans, vient cette année de reprendre, pend^ quelques jours, de l'albumine sous l'iotluence il*4| trômes fatigues et de chagrins répétés; mais CB ^ j'aCTirme, c est que tous ces sujets, dont on peot ^ d'aillrurs l'observation complète dans la thôï"~ Merley, ont une santé très satisfaisante, etcert

PHOiNOSTlC liKNEKAL

Imenl équivaleale à celle de la majorité des individus considérés comme bien partants. Les compagnies Aoraient-elles la prélention de n'admettre àl'assu- ^nceque les candidats ne présentant aucune lare pathologique ou héréditaire? t^t alors que devient leur raison d'être ?

Eh bien, malgré des faits péremploires, la grande hiajorité des représentants des compagnies françaises ou étrangères tend, à quelques rares exceptions près, à se prononcer contre l'admission; c'est tout au plus s'ils l'ont quelques réserves au sujet des albuminuriques intermittents qui ce présentent plus d'albumine au bout de quelques mois, et encore (ce sont les plus téméraires qui proposent cette solution), en leur imposant une surprime. 11 n'en est pas moins vrai que, malgré cet adoucissement à la rigueur des ancienti règlements, l'ostracisme per- ^^ aiste et il s'appuie sur deux espèces d'arguments: ^^Kl") certaines observations d'albuminurie intermit- ^^H tente se sont terminées, au bout de longues années, ^^V par le mal de Bright; d'ofi la conclusion que toute - albuminurie transitoire doit évoluer vers ianéphri te; 2°) les statistiques américaines ou anglaises jusqu'ici publiées, semblent prouver que la survie des jeunes sujets affectés d'albuminurie intermittente est

■ moindre que celle des sujets du même &ge non affectés d albuminurie : 17 0/00 au lieu de il 0/00 de mortalité, d'après Wasburn.

Ces arguments ne me paraissent rien moins que 1 convaincants. De ce que quelques cas de bronchite,

simple en apparence, évoluent vers la tuberculose, est-ou autorisé à conclure que toutes les bronchites Tulgairesaboulissent à laphtisie pulmonaire? D'autre part, je n'ai aucune raison de suspecter la bonne foi ni le sens critique des agents représentant les compagnies? Mais ce qu'il m'est permis d'admettre, c'est qu'on attribue à ces statistiques une signification qu'elles n'ont pas, faute de porter sur des faits nettement catégorisés et parce qu'elles englobent, sotis une rubrique unique, des cas absolument dis-

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