PRONOSTIC GENERAL
parâtes, de valeur clinique toute différente, de pronostic varié et qui, par conséquent, en faussent nécessairement les résultats. Cependant, comme il faut bien s'incliner devant les faits et reconnaître qu'il existe des albuminuries curables, on nous concède qu'après un an et demi, si Talbumine a disparu, le sujet pourra être assuré tandis que, si elle persiste après cinq ans, il devra être nécessairement éliminé.
Mais n'aperçoit-on pas tout ce que cette pratique aurait d'aléatoire et même de dangereux puisqu'il suffit que, le jour où le candidat se présentera à l'assurance, il n'ait pas d'albumine pour être admis, alors que, le lendemain, l'admission une fois prononcée, l'albumine peut reparaître, parfois même avec un caractère plus sévère que chez un autre sujet affecté d'albuminurie cyclique permanente résiduale, dernier vestige d'une néphrite infectieuse guérie et qui, tout en étant, lui, aura été éliminé ; le premier, tout en ayant vu son albuminurie disparaître, accepté par la compagnie, sera un malade qui marche peutêtre vers la tuberculose, tandis que le dernier, qui aura été refusé, est un ancien malade guéri auquel une plus longue survie est assurée. Admettre de pareilles conclusions, c'est faire le hasard seul juge des décisions à prendre. Nous maintenons donc d'une façon ferme l'opinion formulée au congrès de Nancy et que l'expérience de ces dernières années n'a fait que confirmer : bon nombre d'albuminuries intermittentes, cycliques, transitoires ou durables, ne doivent pas être considérées comme une raison suffisante pour l'exclusion à l'assurance sur la vie.
Qu'on appelle ces albuminuries, physiologiques, fonctionnelles, à minima, qu'on les attribue à des néphrites partielles ou légères, peu importe : le nom, pas plus que la conception pathogénique, ne fait rien à l'affaire ; ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que la majorité de ces albuminuries guérissent, c'est de reconnaître celles qui guérissent et leur proportion de curabili té, suivant la forme qu'elles affectent; le tout, en définitive, est de faire un bon diagnostic, de