Règles de thérapeutioue et n'ayciÈNK
GÊNËRAIBS A APPLIQUER A LA CUHE DES ^ÉPnRITES INFECTIEUSES ET DE l'aLBUMINUBIE DÉSIDUALE . —
Bien que les limites restreintes de ce travail ne comportent pas un chapitre spécial de thérapeutique, il n'est vraiment pas possible de ne pas signaler tout au moins les enseignements qui sont comme la conséquence nécessaire des faits généraux que nous venons de mettre en lumière.
C'est, en premier lieu, la nécessité absolue de combattre avec une extrême rigueur les poussées de néphrites infectieuses se produisant dans le cours ou k la suite des dilTérenlespyrexies. Toulê albuminurie, même légère, qui survit quelqut ismps à une infection, doit être sévèrement traitée, et sans hésitation il faut imposer le séjour au lit et le régime lacté absolu : il est indispensable d'attaquer le mal dans sa racine, si l'on veut éviter de le voir durer. Suivant l'importance de la lluxion rénale, on aura recours iune lévulsion, modérée ou énergitjue, et souvent même aux applications de sangsues dans la région lombaire. Dans quelques cas, il sera utile
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d'ajouter & la diète lactée quelques médicami spéciaux, quiniae,t^unin préparé à l'alcoolfPotati ou bien encore, surtout s'il y a des œdèmes, de Vt cool nitrique à la dose de XV gouttes en moyerine, par jour, suivant la vieille pratique de Forget, reprise il y a bien des années par mon père, le P' B. Teissier. J'ai eu plusieurs fois à en constater les bons effets, principalement dans les auasarques d'origine scarlalineuse.
C'est dans ces formes aiguës ou subaiguës que le lait d'&nesse trouve une indication courante el rend de véritables services ; car dans ces poussées de néphrites infectieuses, les phénomènes gastriquesdu début sont souvent tellemcut intenses que le malade a beaucoup de peine à tolérer le lait de vache- Mais la période franchement aiguë a pria fin, l'albuminurie semble avoir disparu; à quel moment est-on autorisé à revenir au régime mixte, sans risquer de compromettre la guérison définitive et d'exposer le malade aux inconvénients d'une rechute? Je ne puis à. cet égard que maintenir absolument les règles de conduite que j'ai formulées dans une publication antérieure :
« Quand l'albuminurie a complètement disparu, qu'il n'existe aucun signe d'intoxication, que le bouillon gras ou un morceau de poisson, donnés t titre d'essai, ne l'ont pas fait reparaître, on est autorisé à revenir d'une façon progressive et mesurée, à, une alimentation mixte composée d'abord de quelques œufs, d'un peu de jambon ou de poulet bouilli, ou de quelques purées féculentes [pommes de terre ou lentilles) accommodées au lait. Mais, si les aliments donnés k titre de pierre de touche ont seule* ment ramené des traces d'albumine,il faut redoubler de prudence et ne revenir que très lentement à l'alimentation solide. Bien des malades qui ont qmttd notre service, se croyant guéris parce qu'ils avaient recouvré leurs forces, et qu'ils n'avaient plus d'albumine depuis quelques semaines, sauf dans les heures de digestion qui suivaient l'absorption d'une
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tasse de bouillon ou d'une portion de poisson, y sont revenus quelques mois après en pleine urémie, pour avoir cru Irop tôt au retour complet de la santé et avoir méconnu les règles de diélétique générale que nous avions pensé devoir leur fixer. »
J'ajoute à ces règles diétéliques la nécessité de prolonger pendant très longtemps le détubitus horizontal tout au moins le matin et le soir, et surtout dam les deux heures gui suivent le repas d« midi, non seulement afin d'éviter la slation debout prolongée qui, selon nos observations antérieures, peut provoquer en elle-même et pour son propre compte de l'albuminurie, mais encore et surtout pour éviter le développement de la dilatation de l'estomac et cnnséquemment l'albuminurie dieestive qui l'accompagne si souvent : l'adjonction d une albuminurie de ce genre ne pouvant que retarder la guérison ou provoquer le rappel de l'albuminurie primitive. C'est dans ce même ordre d'idées qu'il faudra réduire à des proportions raisonnables la quantité de boissons ingérées et ne pas trop insister sur le régime lacté qui alors peut avoir lui-même des in<;onvénients.
Il faudra conseiller aussi et simultanément une bonne hygiène de la peau, des frictions douces, et quelques bains tièdcs, bains légèrement salés et stimulants, en recommandant les plus grandes précautions contre le refroidissement. La surveillance ne se relftchera que lorsque le régime, un exercice soutenu, ou le travail cérébral ne provoqueront pas le retour de l'albuminurie. Mais bien souvent, c est d^& à une époque lointaine du début que l'on est appelé h voir le malade; et c'est à 5 ou 8 ans que remonte la dotbiénentérie ou la scarlatine, cause de l'albuaiinurie constatée. Or celle-ci se présente soit i l'état chronique permanent, soit avec des allures intermittentes nettes. Dans cette dernière hypothèse, si l'albumiourie reste dans des Hinîtes à peu près fixes et que ne modilient ni la falieue physique ni le surmenage intellectuel ni le molimen catamënial chez la femme, encore moins les maladies aiguës,
intercurrentes (il se peut même faire que dans ce dernier cas, soit du fait du séjour au lit, soit du fait même de la fièvre qui provoque la combustion plus complète des albuminoïdes, Talbumine disparaisse pour ne se déceler à nouveau qu'une fois la convalescence achevée et avec le retour à la vie commune), alors il n*y a vraiment pas de traitement à suivre; car, dans de pareilles conditions, Talbuminurique n'est plus un malade : il doit être considéré comme guéri et le rôle du médecin doit se borner à lui recommander la prudence, le repos relatif, une bonne hygiène générale, l'absence de tout écart de régime et de temps à autre, un peu de révulsion lombaire (badigeonnages à la teinture d'iode de préférence), enfin et si le sujet accuse un peu de lassitude ou de faiblesse, l'usage alternatif et par intervalle de quelques préparations quiniques, phosphatées ou iodotanniques. La médication martiale sera réservée aux cas où les signes d'anémie seront plus sensibles. Mais, si Valbuminurie est permanente^ bien qu'elle ne se révèle par aucun symptôme sérieux, que l'état général de la santé soit bon et que l'albuminurie ne soit pas sujette à des variations importantes sous l'influence des causes contingentes que nous avons déjà citées, il y a lieu d'être plus sévère et de recommander l'observation plus méthodique des règles d'hygiène ou de régime prescrites. Cette permanence dans l'albuminurie implique une fuite épithéliale réelle ou l'existence d'une zone de tissu altéré jouant le rôle d'une véritable cicatrice en plein parenchyme. Certes, la lésion est bien compensée, mais comme chez un cardiaque valvulaire, dont a esion est parfaitement équilibrée, l'organe esten état de méîopragie certaine ; arrive alors une infection nouvelle, qui, même sans toucher le rein, supprime d'autres émonctoires, le foie par exemple : alors le rein pourra, devenir, de ce fait même et sans lésion, nouvelle,, insuffisant, et le malade pourra succomber aux conséquences directes de l'infection générale. J'ai. observé des faits analogues chez des albuminuriques-
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de dalG très ancienne, à la suite d'une grippe ou d'une dothiéoenlérie ayanl touché le foie, et nnas que l'allmminuric préexistante ait été modifiée dans ses proportions ctses allures.