STE RES
nurie, hypotension et tachycardie. Il existe un certain degré de lordose.
De l’examen et de la confrontation des notions précédentes, les auteurs ont conclu chez les deux sujets à une albuminurie provenant du rein gauche, parle mécanisme suivant :
En position debout, la cambrure lordotique s’accentue du fait de l’hypotonicité musculaire. D'autre part, les viscères viennent en position déclive ettirent sur leurs pédicules vasculaires, tributaires de la mésentérique supérieure. Ainsi donc:
a) La lordose projette en avant l'aorte thoraco-abdominale.
b) Puis la traction viscérale ferme la pince artérielle constituée par la mésentérique se séparant à angle aigu de l'aorte, pince dans laquelle se trouve enclavée la veine rénale gauche. Le lever entraîne alors la compression et la stase veineuse du rein gauche.
c) Les auteurs font remarquer à juste titre que ce mécanisme dépend du degré relatif de ptose et de lordose, qu’en outre il faut tenir compte de la variabilité des dispositions anatomiques. On explique ainsi la non constance de la ptose viscérale isolée, de la lordose isolée, la non constance même de l’association ptose et lordose chez les sujets présentant de l’albuminurie orthostatique.
d) En outre la veine surrénale gauche se jetant dans la veine rénale à gauche du croisement artériel, le lever détermine de même des troubles de l'irrigation surrénale, avec palpitation, vertiges, accès syncopaux.
L’albuminurie orthostatique est due ici à l'association de la lordose, de l’orthostatisme, de la ptose viscérale. Les troubles vaso-moteurs et circulatoires sont conditionnés par les mêmes facteurs que l’albuminurie.
On peut seulement reprocher à cette théoriela fragilité de l'hypothèse sur laquelle elle repose : l'unilatéralité de l’albuminurie est sans doute évidente chez l'un des
Re, ARE
sujets, mais il manque pour l’autre la sanction d'un examen direct. De plus, l’albuminurie orthostatique des néphrectomisés peut résulter d’une insuffisance « fonctionnelle » du rein demeuré seul (voir observation plus loin, n° 4).
Restent enfin à examiner les recherches de trois auteurs, concernant pour l’un l’unilatéralité de l'albuminurie, pour les deux autres l’unilatéralité associée à des déformations squelettiques autres que la lordose.
40 Sonne (155, 156) a apporté à la théorie précédente la sanction d'un contrôle par le cathétérisme umilatéral. Il cathétérise les uretères de 10 sujets présentant de l'albuminurie orthostatique: dans les 10 cas, l’albumine ne provient que de l’uretère gauche.
Dans 6 autres cas, l’albuminurie était bilatérale : il s'agissait de séquelles de néphrite aiguë.
20 Russell (144) publie une observation reproduite ici n° 13. La malade présente un œdème unilatéral, siégeant au pied droit, accompagné descoliose sans lordose. D’après les caractères et les variations de l’albuminurie sous l'influence de diverses positions, l’auteur conclut à unealbuminurie provenant du rein gauche, et expliquée par l'existence d'une veine unissant la veine rénale gauche à la veine iliaque externe. Dans quelques cas cette veine, ordinairement petite, est de gros calibre et la veine cave inférieure inversement est de petit calibre, si bien que la circulation de retour se fait par cette anastomose principalement. Des déviations latérales de la colonne pourront, en comprimant celte veine, troubler la circulation de retour, mais le fait n’est valable que pour les cas rares où cette veine est suffisamment développée.
L’obstacle siégeant en amont de l’abouchement de cette veine anastomotique dans la veine rénale expliquerait la simultanéité d'apparition d’un œdème unilatéral et d’albuminurie.
30 Enfin Vorpabhl (172), dans une observation ci-dessous n° XX VI, signale une albuminurie orthostatique où