MOIS
n'était pas si élevée, cependant on notait toujours la même élévation matinale avec diminution notable vers midi. Cette courbe fut notée au cours des examens ultérieurs. Les taux les plus élevés d'albumine étaient donc éliminés en pôsition debout, mais il était rare de rencon- ‘trer des urines de la nuit sans albumine., D'autre part, l’albuminurie maxima se montrait deux à trois heures après le lever, et disparaissait vers midi, et l’albuminurie était très faible à la suite d’un lever de quelques minutes. À
La lordose fut alors recherchée. Le 2 janvier, la malade est au lit en position de lordose artificielle pendant trente minutes. L'urine avant et après expérience renfermait une unité d’albumine.
La malade se lève alors, pendant cinq minutes, et position de ladose extrème : l’urine éliminée immédiatement après cet essai renferme 5 unités d’albumine moins que dans les cas ordinaires en position debout simple,
: Un examen radiologique est alors pratiqué : il montre l'absence complète de lordose, mais une incurvation latérale marquée de la colonne, la convexité de la courbe regardant à gauche. Ce point échappait à tout examen extérieur. ?
Le 14 janvier, la malade au lit urine et on trouve dans l'échantillon 4 unités d'albumine. Elle se lève sept minutes, penchée bien à droite, de façon à accentuer la convexité de la colonne : l'urine à la fin de l'expérience renfermait plutôt moins d'albumine qu'auparavant. Elle se leva, sept minutes également, dans une autre expérience, penchée cette fois bien à gauche : les urines recueillies dès le retour au lit renfermaient plus de 600 unités d’albumine.
Le 31 janvier, mèmes recherches, mêmes résultats,
Après ces recherches, au lieu de se remettre au lit, elle demeura debout, en position normale : au bout d’une heure l’albuminurie tombe à 18 unités. Au bout de la deuxième heure, à 10. Les trois heures suivantes, les urines ne renferment presque plus d’albumine.
Ces recherches m'autorisent à penser que l’albumine provenait d’un seul rein, sans pouvoir affirmer duquel, le cathétérisme urétéral n'ayant pas été pratiqué. L'œdème
unilatéral à gauche que présentait la malade semble confirmer cette assertion.
OBSER VATION XIV
(W.etS. Rieser, in Journal of the American médical Assoc., 4 mars 1925).
L. — P... W., f:mme de chambre âgée de 24 ans, pesant : 45 kg. 8 et mesurant 1 m 5o n’a rien de spécial dans les antécédents familiaux. Personnellement, elle subit une néphrectomie en 1917 pour dégénérescence kystique avec suppression fonctionnelle complète du rein droit. Elle vient consulter pour lassitude, fatigue à l’occasion d'un effort, principalement en position debout, avec Iypothymie. Elle a perdu l'appétit, se plaint de pesanteur épigastrique après les repas. Elle est abattue et dort à peine. Ces symptômes durent depuis quatre mois. Les règles sont normales.
A l'examen, musculature générale peu développée. Mobilité anormale de toutes les articulations, par relàchement ligamentaire. On peut étendre la colonne et lui faire prendre une attitude lordotique.
Les réflexes pupillaires et tendineux sont normaux.
Amygdales et dents normales. Pas d’adénopathie.
Thorax long et mince. Cœur en goutte, son siège et son rythme ne présentent rien de particulier. Poumons normaux.
Abdomen rétracté avec cicatrice opératoire au flanc droit. Rein gauche non palpable. Foie palpable près du rebord costal.
Examen radiologique : pas de signes anormaux dans la silhouette de l’estomac nidu duodénum On note une ptose gastrique accentuée. La totalité de l’organe se trouve audessous de la ligne bisiliaque. Estomac atone, présentant de la rétention six heures après un repas ; vingt-quatre heures après Le repas, la bouillie se trouve dans le rectum et l’ascendant, avec une notable portion dans le cæcum.
Conclusion : gastro-entéro-ptose prononcée avec stase cæcale,
Unexamen d’urines se trouve résumé dans le tableau ci-dessous :
Vol. d'urines Densité Alb: Urée
Le matin aulever. . . 58 1.018 () 18 0/00 - Arrivée au cabinet, porte
Un CoOrSel. AE AA 1.014 0 13 0/00 Debout 15 min., sans
COS ERNST si 1.014 traces 36 0/00 Debout 30 min., sans
COPS CPE ET RC EC 2,6 1.014 traces 24 0/00 Debout 15 min., corset |
détlac énge at 4 t.o14 tr.gr.tr. 24 0/00 Couchée 15 min, avec
COPSETR AT ae et 14 1.014 gr.tr. 80/00 Couchée 7 min., sans
COrSet ANR TNT 56,2 1.006 0 1 0/00 Debout 15 min. avec
COTSE NS TT NON 85 1.005 0 I 0/00 Debout 30 min., avec
COFSÉL RC CN 4o 1.007 gr.tr. 20/00
L'épreuve d'élimination de la phénol sulfone phtaléine a été pratiquée debout chez cette malade. Voici les résultats : .
a) Epreuve pratiquée, la malade neportant pas de corset, Fin de la re heure Fin de la 2e heure
Volume d’urines. . . . 143 cc: SDICCe Elimination du colorant. 25 oJo 8 0/0.
b) Epreuve sur la malade portant un corset.
Fin de la r'eheure Fin de la 2e heure
Volume d’urines. . . . 255 cc: 2/0 cc.
Elimination du colorant. 32 0/0 23 o/o, OBSERVATION XV
(W.etS. Rieser, id., ibid.)
IT. — Mlle L... L., âgée de 28 ans pèse 54 kgr. 8 et ne présente rien de notable dans les antécédents familiaux,
Depuis l'enfance se plaint de vertiges, allant jusqu’à la lipothymie par station debout prolongée. Il y a dix ans, elle fut mise au repos absolu et à unrégime restreint pendant six semaines pour « néphrite ». Il y aneuf ans, a eu la pneumonie et fut alitée deux semaines. La malade est en bonne santé apparente, etse plaint de ne pouvoir demeurer debout immobile pendant seulement quelques minutes sans être prise de vertiges allant jusqu’à la perte de connaissance. L'exercice, la marche, la danse ne provoquent rien de semblable. La malade est bien réglée.
A l'examen, on note une bonne musculature générale. La colonne peut être mise en position lordotique accentuée. Réflexes pupillaires et tendineux normaux.
Amygdales et dents normales. Pas d’adénopathie.
Thorax long et mince. Cœur en goutte, de siège et de rythme normaux. Poumons normaux.
Abdomen normal. Foie et reins non palpables.
A la radioscopie : pas de modification des contours de lombre gastro-duodénale. Estomac ptosé, le pôle inférieur de la grande courbure descend bien au-dessous des crêtes. Motilité gastrique normale. Ptose marquée de la partie transverse du côlon.
En résumé : gastro-ptose, entéro-côlo-ptose, et stase colique.
Examen d’urines :
Volume Densité Alb. Urée Chlorures A l'arrivée, après 45 minutes de marche. Porte un corset. 33cc. 1.016 gr.traces 180/00 180/00
Debout 10 minutes avec.corsel.. (8 cc. 1.017 traceslég. 292 230 Debout 20 minutes avec corset. (
: r. traces Debout 10 minutes sans corset. IO CC. I.020 Eee Fe 4 20
Remarques. — Chezces deux malades la tension a été recherchée dans diverses conditions :
a) Chez la malade I:
Après 15 minutes debout, sans corset. . . T, A. 106-84 Après 15 minutesdebout, avec corset, . . T, A. 104-82 Après 15 minutes en position couchée. . . T. A. 108-64
b) Chez la maladeIl :
Après 15 minutes, debout sans corset. . . T. A. 118-88 Après 15 minutes debout avec corset. .:. T. A. 115-88 Après 15 minutes en position couché. . . T. A. 115-65
Ces deux malades présentaient unegrosse viscéro-ptose. On pratiqua sur chacune d'elles l'épreuve suivante :
On met la malade debout jusqu'à ce qu'apparaissent de grosses traces d’albumine dans l'urine, on place alors une ceinture corrigeant la viscéro-ptose (vérification sous écran), lamalade gardant la position debout. L’albuminurie chez les deux malades disparait dans ces conditions dans environ le mêmetemps qu’elle met à disparaître lors du passage de la position debout à la position couchée. |
La même épreuve fut répétée un grand nombre de fois chez chaque malade, et aboutit chaque fois au même résultat.