‹ Les Albuminuries OrthostatiquesChapitre 8 sur 56 · LES · texte numérisé non relu

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déterminées, on reproduit le symptôme dans 60 % des cas avant 6 ans, et dans 60 %, de même. après 6 ans.

Pour lé même auteur le sexe n’a pas d’importance, contrairement à certains auteurs pour lesquels. tels Heubner et Schaps (147), les filles sont plus fréquemment atteintes. Dans les cas que nous avons pu réunir, on n'observe pas une prédominance particulière dans un sexe.

Il s’agit donc dans la majorité des cas d’une albuminurie de l’adolescence et de la seconde enfance. Elle fait partie des albumines intermittentes des âdolescents auxquelles Lereboullet a consacré une leçon récente (88), c'est une albuminurie de la puberté selon l’expression de Pribram (134) Leube (90) Lormmel (94).

On est donc amené à examiner la croissance des malades. A ce point de vue, on doit, avec le P° Nobécourt (116, leçon 17), considérer trois types principaux de sujets :

a) Dans un premier type, la croissance est normale, le sujet a la taille et le poids de son âge, rien ne le disüngue des sujets normaux, et, somme toute,il n’est pas malade : peut-être a-t-il quelques troubles digestifs. il est un peu pâle, un peu nerveux, mais l'examen physique ne révèle rien de bien spécial. Il est quelquefois maigre, et on note un rapport du poids à la taille un peu inférieur à la normale.

Rentrent dans celte catégorie les sujets ayant une apparence clinique de bonne santé chez lesquels on fait apparaître à volonté l’albuminurie dans certaines conditions : albuminuries de la période scolaire de Jeanneret (76).

Une observation de Quinan reproduit ici (no XIT) semble rentrer dans ce groupe ;il s’agit d’un sujet de 23 ans mesurant À m. 73 et pesant 67 kilogs. Le rapport du poids à la taille est de 387, il s’agit d’un sujet robuste.

b) Dans un deuxième type, le développement est insuffisant : taille et poids inférieurs aux moyennes de l'âge.

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Un cas reproduit sous le n° 7 présente les attributs de ce type. Lei le rapport du poids à la taille est faible pour l’âge de l'enfant, le coefficient de Pignet élevé, ce qui est un indice de faiblesse.

Dans une observation reproduite plus loin (n° XV),on note un poids de 45 kgr. 800 et une taille de 4 m. 506 à 24 ans, le rapport du poids à la taille est de 305 ce qui est un peu faible. È

De même, l'observation de Blanton {ne XVI plus loin) note, à 23 ans, une taille de 1 m. 68 et une taille de 44 kilogrammes, le rapport est faible, 262 à peine, et dû à la grande hypotrophie pondérale, la taille étant à peine au-dessous de la moyenne.

Les observations IIT et VI consignées à la fin de cette thèse rentrent également dans ce groupe.

c) Dans un dernier type, il s’agii de sujets dont la croissance est exagérée, trop rapide ; l'accroissement de taille se fait surtoutaux dépens des membres inférieurs, et le thorax est étroit ; le rapport de Manouvrier (rapport au buste de la hauteur des membres inférieurs) est supérieur aux moyennes. Ils sont maigres, aussi le rapport du poids à la taille est-il généralement abaissé.

L'observation n° I de cette thèse peut rentrer dans ce groupe, étant donné la grande taille, le développement . avancé de l'enfant, le rapport de Manouvrier un peu fort (0,96 à 16 ans). Mais l’état général est excellent, le rapport du poids à la taille est élevé.Cependant le coefficient de Pignet est un peu élevé.

De même l'observation n° VIIT, par sa grande taille, son rapport du poids à la taille abaïssé, est encore un exemple de ce type.

La plupart des descriptions cliniques se ratlachent à ce dernier type: enfants qui grandissent trop vite, maigres et fluets.

C’est dans ce dernier type et quelquefois dans le second type qu’on observe la riche symptomatologie qui a été décrite dans l'affection qui nous occupe, et que l’on doit maintenant passer en revue.

G. Barreau 3

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