‹ Les Aliénations De Terres Et La Colonisation Libre Agricole En Nouvelle-CalédonieChapitre 13 sur 26 · O00'O1 « « « « « « O00'O1 « « O000'O1 EST ARRETE AE B9AN · texte numérisé non relu

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et des colonies en date du 15 août, ne sont évidemment pas toutes propres à la culture, pas plus d’ailleurs que la totalité de celles prises pour la colonisation pénale, mais elles peuvent néanmoins être utilisées pour des plantations de caféiers, d'ananas et l'élève du bétail. » Et il ajoute, faisant montre en cela d'un merveilleux optimisme : « Je n'hésite pas à affirmer que la colonisation libre ne sera pas sacrifiée. » Il ne se dissimule pourtant pas que l'administration locale fera observer que cette mesure contrarie pour le moment le développement de cette colonisation; mais il fait remarquer que « si le Service local avait été plus prudent dans ses concessions de terres, il ne se trouverait pas aujourd’hui pris au dépourvu ». Et il insiste sur ce point, que les terres consacrées à la colonisation libre sont entre les mains d'un petit nombre de propriétaires qui occupent des surfaces considérables bien souvent inutilisées et qu'ils conservent uniquement dans un but de spéculation. Dans une dépêche ministérielle du 15 décembre 1884 au Gouverneur de la Nouvelle- Calédonie, M. Félix Faure répète ces reproches et écrit que « cet état de choses, contraire aux intérêts de la colonisation, a soulevé dans la métropole de vives critiques qui sont pleinement justifiées ».

Il est malheureusement trop certain que les premières concessions de terre avaient une étendue trop considérable pour qu'il fût possible de les mettre en culture et que l’on se bornait le plus souvent à faire de l’élevage sur des terrains qui auraient pu produire de riches récoltes. On trouve dans le rapport de la Commission d'avril 1883, que nous avons déjà cité, une très frappante description de cet état de choses. « S'il est un regret à exprimer, c'est que l'administration n'ait pas plus souvent usé de ce droit (de refuser une concession lorsqu'elle lui paraît s’écarter des conditions ordinaires); si elle l'eût fait, nous ne verrions pas de magnifiques plaines de terres à culture, immobilisées sans profit aucun, ni pour le propriétaire, ni pour la colonie, et servir exclusivement de pâturage. Nous ne verrions pas presque partout l'élevage fait d’une façon aussi inconsciente et aussi contraire aux intérêts de la colonie, aux intérêts mêmes

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