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CONCLUSIONS DE LA DEUXIÈME PARTIE

]. — Les boissons aromatiques (cale, thé, maté, cacao, coca) exercent dans l'organisme sain les effets suivants :

A. Système nerveux cérébro-spinal : excitation plus ou moins vive des fonctions cérébrales et des facultés intellectuelles, de la sensibilité (hypéresthésie) et de la motilité (spasmes, tremblements).

B. Sijstcnic grand sfpnpatliique : excitation des nerfs vasomoteurs, d'où constricLion des petits vaisseaux, anémie et refroidissement des organes et des tissus, ralentissement de la dénutrition.

G. Circulation : Primitivement, excitation du cœur, d'où accélération du pouls et augmentation de l'amplitude despulsations; et secondairement, par suite de l'excitation du système vaso-moteur, diminution de l'amplitude des oscillations, augmentation delà tension artérielle et ralentissement du pouls.

D. Chaleur orr/anicive : abaissement de la température périphérique.

E. Nutrition : ralentissement de la dénutrition et diminution des déperditions organiques azotées, et principalement de l'urée éliminée par les urines.

II. — Cette action complexe dépend de la présence dans chacune de ces boissons :

i° J)' essences aromatiques, qui y prennent naissance sous rintïuencc de la torréfaction, et qui, bien que malheureusement trop peu connues des chimistes et trop peu étudiées par les physiologistes, se révèlent cependant par des caractères propres (odeur et saveur) qui ne peuvent laisser le moindre doute sur leur existence et sur leur action physiologique;

il" D'un alcaloïde spécial qui, sous différents noms (caféine théine, théobromine, cocaïne), existe tout formé avant la torréfaction ;

3" De substances azotées (albumine, légumine, etc.) et de

principes inorganiques (chlore, acides phosphorique et sulfurique, potasse, chaux, fer, etc.);

4" De mhiunces amylacées ou sucrées (amidon, dextrine, glycose) et de corps gras (oléine, palmitine, beurre de cacao, etc.).

A. — A la présence des essences aromatiques doit être rapportée l'influence de ces boissons sur les facultés intellectuelles, dont elles augmentent l'activité et dont elles favorisent le fonctionnement (effets céphaliques).

B. — A la présence de l'alcaloïde doivent èlre rapportés :

a. Leur influence sur lamoelle épinièrc {effets médullaires) , dont elles augmentent le pouvoir excito-moteur et par l'intermédiaire de laquelle elles agissent sur les nerfs sensitifs (hyperesthésie) et sur les nerfs moteurs (secousses musculaires et tremblements), ainsi qu'on le remarque après leur ingestion immodérée;

b. JiCur influence sur le grand sympathique, qu'elles excitent, et par suite de cette excitation, sur la circulation (contraction de l'appareil vasculaire, anémie des téguments et des tisuss, augmentation de la tension artérielle, ralentissement des battements du cœur), sur la calorilîcation (abaissement de la température périphérique), et sur la nutrition ( diminution des oxydations intra-organiques, ralentissementde la dénutrition et amoindrissement des résidus éliminés par les sécrétions).

C. — A la présence des principes azotés et inorganiques doit être attribué leur })Ouvoir plastique et réparateur.

D. — Aux substances amylacées et sucrées et aux corps gras doit être attribué \q\\y \)0\wo\v thermogène ou calorifique.

III. — L'abus de ces boissons aromatiques peut déterminer certains effets pathologiques qui consistent :

l°Dans des troubles (dyspepsie, nausées, etc.) des fonctions digestives;

2" Dans des désordres (affaiblissement et débilité) du système nerveux.

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