PNEUMONIE AIGUË
cation alcoolique appliquée dans ces cas nous a semblé donner les meilleurs résultats.
Sur 56 malades atteints de varioles hémorrhagiques secondaires, nous n'avons eu à enregistrer que IS.décès.
Nous ne saurions trop insister sur ces faits, qui démontrent jusqu'à l'évidence l'opportunité des agents excitants appliqués au traitement d'affections longues et débilitantes, et d'autant plus dangereuses et meurtrières qu'elles frappent des individus souffreteux, mal nourris et affaiblis par les fatigues et les privations, ainsi que se présentait la population parisienne pendant l'investissement de la capitale. "
Mentionnons ici l'heureux emploi que nous avons faità-la même époque des préparations spiritueuses, dans certains cas de scarlatine et de rougeole, soit pour lutter contre l'adynamie, soit pour modérer la chaleur fébrile.
in. — Pneumonie aiguë.
Nous n'avons pas besoin de faire ressortir ici l'utilité des spiritueux dans le traitement des pneumonies des vieillards, où la prostration et l'adynamie constituent les symptômes les plus menaçants et les plus favorables à la médication alcoolique. Les praticiens sont unanimes aujourd'hui pour adopter ce traitement préconisé par un grand nombre d'auteurs (Rœsch, Royer-CoUard, Chomel, Grisolle, Gasté, Béhier, Trastoiîr, etc.).
Mais il est un fait beaucoup moins connu et beaucoup moins accepté dans la pratique, c'est l'utilité des alcooliques dans les pneumonies franches, à caractère inflammatoire avec frisson, point de côté, élévation considérable de la température, qui dès le début atteint 40" à M°, chez des sujets jeunes, vigoureux et d'un tempérament sanguin.
Sauf Béhier, qui, comme nous l'avons dit, d'après quelques observations de pneumonies guéries par les alcooliques,
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prises sur des hommes adultes, [>ense qu'il y aurait dans o^ fait sujet à expérimonlaliou, nous voyons tous les médecins prescrire l'emploi des spiritueux, dès que l'affection pulmonaire s'observe sur un sujet jeune et vigoureux et s'accompagne de réaction fébrile; témoin Trastour (I), qui, dans l'étude savante et ajiprofondie qu'il consacre à la médication alcooliqui' dans la i)neumonie, signale seulement comme indications des alcooliques, « la faiblesse des sujets, l'absence de réaction, la pàleui' de la face, le refroidissement de la peau, les crachats purulents faisant craindre l'hépatisation grise, la vieillesse, la dépression excessive causée par les antimoniaux, etc. »
Pourtant, dans ces derniers tenqis, S. Jaccoud a préconisé les spiritueux dans la pneumonie fdjrineuse des adulte> où il s'est bien trouvé de leur emj)loi, non-seulement contre certaines complications telles que Tadynamie et le débre, mais encore contie réli'vation exagéréj? de la tenq'érature organique.
Comparant les diverses médications employées dans la pneumonie, il donne le tableau suivant, où l'on voit qur les toniijues et les excitants ont pioduit la mortalilé la plu> faible :
Pneumonies. Tiailcuieut. Aiileufs. -Mortalité.
G98 Saignée seule Reil. irEdimbourg 34,5:2f" „
85 lilem Dielt 20,-40
648 Taitie stibié Raso-.i '. 22,0G
lOG Idem Dielt "20,70
Résultats groupés lie Laënnec.Giisolle : Maximum. 16,70
Minimum. 12,' 5
Moyenii '. li,23 " ,,
Expeclalion pure et simple. . Dielt 7,01
Médication toui(|ue exclusive
(alcool, quinquina; Bennclt 3.10
(Ij Des iiulications des alcooliques à houles doses dans les maladies aigui's cl eu particulier dans la pneumonie. (Dullplin général de lhérnpeulique,[860.i
PNElMONiE AIGUË. iTft
Ainsi que le dit le savant clinicien de Lariboisière, d la pneumonie, maladie à cycle détini comme la variole ou la rougeole, ne pi'ésente aucune indication causale ou pathogénique, et l'évolution naturelle de la lésion ne peut être abrégée d'une lieure. »
TAP.LEAU in.
PNEUMOME DROITE traitée par lu médication alcoolique.
IGO iO-