‹ Les aliments d'épargneChapitre 133 sur 146 · UO · texte numérisé non relu

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La courbe tiienuoiiiétriijuc présente trois périodes : 1" une période d'ascension comprenant 1 ou il jours et pendant laquelle la température atteint de 39" à 40°, 5 ; -2" une période d'état qui dure i à G jours, caractérisée par des oscillations laibles et stationnaires ; 3° une période de déclin qui commence du 6" au 11'' jour de la maladie et pendant laipielle la température subit des oscillations rapidement décroissantes.

480 APPLICATIONS A LA T HKR APKrTIQUK.

Sous l'influence de lu médication alcoolique, la courbe thermométiique subit des modilications évidentes, comme le démontrent les tracés de Jaccoud, de Cliarcot et les nôtres. (Yoy. tableau lU.) On voit alors la chaleur descendre dès le o* ou le -4^ jour delà maladie, si bien qu'au bout de quelques jours le thermomètre n'indique que 37" ou 30", 5. La période d'étal est donc ainsi diminuée.

Nous avons employé la médication alcoolique dans 30 cas de-pneumonie franche et n'avons point eu de décès à enregistrer.

Chez un de nos malades, atteint de délire alcoolique, l'administration des spiritueux à hautes doses a été rapidement suivie de la disparition des accidents cérébraux.

Bien des explications ont été données pour rendre compte des efl'ets des alcooliques dans la pneumonie.

En France, Trastour ( 1 ) cherche à établir sur la théorie de la substitution l'utilité des alcooliques dans les phlegmasies pulmonaires.

D'après cet auteur, la substitution proviendrait de l'inlluence dépressive de l'alcool sur les vaso-moteurs du poumon et des efTets locaux irritants (pneumonie alcoolique) déterminés par l'élimination de cette substance à travers le parenchyme pulmonaire.

Enfin Gingeot, et plus récemment Godfrin (2), font jouer à l'alcool un très-grand rôle comme antipyrétique dans la pneumonie de même que dans tout état phlegmasique aigu. Ce dernier, insistant sur la nécessité de combattre directement l'élément fiècre dans ces afteclions, attribue les bons résultats des spiritueux, dans ces cas, à l'abaissement de la température qu'ils déterminent.

Nous croyons devoir, avec Jaccoud, rapporter l'utilité de l'alcool dans la pneumonie : 1" à l'excitation du système

(1) Loc. cit., p. 20 et suiv.

(2) Loc. cit.. p. 67.

r. HIMATISMK AnTir-ULAIUE AIGU. 4-81

norvoux; 2" à rabaissement de la leiiipi-rature ; 3" à la diininiilion des déperditions et des oxydations organiques ; laits que nous avons invoqués du reste nous-même, dés 1869, pour expliquer les bons effets des spiritueux comme stimulants généraux, antipyrétiques et. antidéperditeurs (1).

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