‹ Les aliments d'épargneChapitre 135 sur 146 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

INDICATIONS COMME ANTIDEPERDITEURS.

Nous avons VU que toutes les lois (jue dans l'organisme la recette n'est pas proportionnelle à la dépense, les éléments vivants périclitent, se détériorent ou se détruisent ; de méme.> <|uand les pertes de l'économie sont excessives, rinsuftisance des matériaux qui restent à la disposition de la machine humaine se traduit par lafaihlesse, l'impuissance et l'anéantissement de toutes les fonctions ; de là rappauvrisscinent, le dépérissement de l'économie, le marasme, qui précédent dans bien des cas l'apparition de certaines maladies chroniques, et de certaines cachexies (tuberculose, scrofule, rachitisme, cancer, etc.). Le fond de tous ces états est une iuiémie qu'expliquent généralement des déperditions abondantes et prolongées, dues aune exagération du mouvement de désassimilation, à une suractivité des transformations et des oxydations organiques. Eh bien, dans ces cas, il ne suffit pas, comme un praticien judicieux ne manque pas de le taire, de soutenir et de sustenter l'organisme par une alimentation largement réparatrice et suffisamment reconstituante, de remédier, par la valeur nutritive et l'abondance des ingesta, à la rapidité des détériorations et à l'importance des pertes que supporte alors l'économie; il faut encore, croyons-nous, restreindre les oxydations et diminuer les déperditions organiques, en enrayant le mouvement de désassimilation et en modérant le tourbillon qui emporte

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trop vito les (''léiiif'iils vivants et leurs iiiatrriaux. utiles. Tel est le résultat que Ton peut obtenir, croyons-nous, parl'em- })loi des moyens d'épargne ou des agents antidépcrditeurs. Avant (pie Tauteui' de ce travail ait pu démontrer expérinientaleuicnt le rôle ])liysiologi([uede ces agents, la j)rati(pie médicale avait déjà sanctionné leur utilité dans im certain nombre d'états morbides; les bons effets des alcoolirpies dans les diarrbées coirK{uatives et dans les sueurs nocturnes qu épuisent les plitliisi({ues (Tri})ier), dans les catarrlies pulmonaires (médecins anglais); le succès du café dans le traitement de la gravelle (Sparcbucb, Foy, Cbrestien), de la goutte (Buclioz, Petit, Laudarrabilco) et de l'iiydropisie (.1. Guyot^ Zwinger, Boucliardat, etc.); l'administration de l'alcool et du calé conseillée dans le diabète et dans l'albuminurie (Boucliardat), l'enicacité du thé, du maté et de la coca contre l'anémie et l'affaiblissement résultant de pertes excessives et prolongées, avaient fait pressentir l'importance anlidénutritive que devaient présenter ces divers médicaments; autant de points qui sont maintenant définitivement établis grâce à nos expériences. Mais ces faits ressortiront encore bien mieux des résultats que nous avons recueillis de l'administration de ces diverses substances dans un certain nombre d'états morbides caractérisés par l'accroissement des déperditions organiques et l'activité de la dénutrition (polyurie, tuberculose, diabète sucré).

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