IN G ESTA ET ALIMENTS
limenls réparatctirs on rccorpumnts, triple dénomination qui «lésignc clairement la faculté que possèdent ces ingfsta de s'incorporer aux éléments organiques, de réparer les pertes qu'entraîne Fiisure de ces éléments et de subvenir exclusivement à leur entretien.
On peut les désigner également sous le nom d'alimcnls analeptiques {v.jvlrrlt;^ restaiinilion, de «vc<),'y.y.ç«VM, rcconslitution),h\G\\ que ce terme ait habituellement un sens beaucoup plus complexe et soit ordinaii'eiiicnt appliqué aux substances les plus diirr'rentes au point de vue de leur nature comme de leurs fonctions dans l'économie (i).
La seconde classe comprend les aliments (bjuamiqucs ou corroborants, spécialement aptes au fonctionnement des éléments vivants.
Ces aliments, essentiellement producteurs de force, doivent leurs propriétés 1" soit au développement de chaleur qui résulte de leur combustion dans le sang ou même au sein des organes et des tissus, d'où leur qualification de thermof/f'nes ou de calorifîfjiies ; 2° soit à leur action vive et rapide sur le système nerveux c{ui, comme nous l'avons vu, est le grand équilibrafeur et le principal répartiteur de la chaleur et de la force dans l'économie, d'où leur qualification d\iliments nervosiqaes on nervins.
En dehors de la destination spéciale des aliments récorporants et des aliments dynamiques, ceux-là à l'entretien, ceuxci au fonctionnement des éléments vivants, les uns et les autres exercent une influence certaine sur le mouvement de la nutri-
(i) Dans un savant article publié dans le Dictionnaire encijclûpédique des sciences médicales (t. I, art. AxALKPTrQUEs), Fonssagrives a distingué quatre groupes daliments analeptiques : io protéiqites, i" gras, 3» féculents, i<' (jommeux et sucrés^ Nous ne pouvons accepter celte classification adoptée pourtant en hygiène et en thérapeutique, et reproduite par le savant professeur de Montpellier, et nous refusons à considérer comme analeptiques des substances grasses, féculentes, gonimeuses et sucrées, dont le pouvoir reconstituant ou réparateur est problématique, tandis que leur pouvoir calorifique n'est mis en doute par personne.