ETUDE SOMMAIRE DES ALIMENTS
l'IlF.MIlUtE CLASSE. — ALIMENTS PLASTIQUES, RÉCÛRPaRANTS, ASSIMILABLES OU ANALEPTIQUES (KÉPAUATEUnS DE LA MATIERE)
Celle classe comprend, comme nous l'avons dit, toulcs les subslances alimenlaires qui président à \' entretien des ûssus vivants, en leur Iburnissant les matériaux dont ceux-ci ont besoin pour le maintien de leur composition chimique et le de leur structure organisée.
D'après leur natuix; et leur provenance, on peut subdiviser ces aliments en :
1° Allmeuts orrianiqnes ou azotés et en :2' nliments inorganiques.
Les premiers, qui proviennent du règne végétal ou du règne animal, se rapprochent, au point de vue de leur constitution intime et de leur composition chimic[ue, des prin- •ipes constitutils dn corps des animaux, qu'ils doivent reml)lacer à mesure que ceux-ci s'usent cl disparaissent au sein de l'économie; les principaux sont V albumine, la fifirine, ki musculinc, la caséine, la glutine, la léipriuine, etc., dont le pouvoir nutritif ou réparateur est bien connu.
Le deuxième groupe d'aliments plastiques est constitué par des substances de provenance inorganique, qui entrent
MAiiVAUD. — Aliments d'('']iarg'rie, 3
normalement dans la composition de xierlains systèmes et dont l'organisme no peut être privé sans que son fonctionnement soit sérieusement compromis. Tels sont le chlorure de sodium, le fer, le phosphate et le carbonate de chaux; c'est à tort, croyons-nous, ({ue quelques physiologistes se refusent à considérer ces substances comme de véritables aliments.
i° Aliments organiques ou azotés. — Les tissus de l'urganisme étant essentiellement constitués par des principes azotés, on conçoit facilement la nécessité d'introduire régulièrement dans le régime alimentaire une certaine quantité d'aliments azotés, destinés à réparer les déperditions continuelles éprouvées par la machine animale.
§ i. — On a compris ainsi l'impoi tance de la présence des matières azotées dans une substance alimentaire, si bien que les physiologistes ont cru devoir apprécier le pouvoir plastique d'un aliment d'après la quantité d'azote qu'il renferme. C'est dans ce but qu'a été dressé le tableau suivant, où sont représentées les diverses proportions d'azote contenues dans un certain nombre de substances animales et végétales.
Équivalents de la valeur nutritive des aliments, calcidés d'après les quantités d'azote contenues dans chaque substance à Vétat de siccité, l'équivalent du lait de femme étant 100 {d'après Lelliebij).