‹ Les aliments d'épargneChapitre 25 sur 146 · SEI.S DU SANG · texte numérisé non relu

SEI.S DU SANG

Sel maiiii r>I

Soude \i

Po'.asse 7

Chaux 1

Magnésie 1,

Oxyde de fer 1U

Acide pliosphorique .">

Acide sulfurique .ï

Silice 2

Acide carbonique

CENDRES DE L'.WOINE.

Soude 5,27

Potasse 10,3.'.

Chaux 8,3.".

Magnésie r.,',)()

Oxyde de fer 0,0'.i

Acide phosphoriquc. . . • . . 10,10

Acide sulfurique 4,01

Silice 4-3,'20

Acide carbonique 0,04

§ o. — Vn point important ddns l'étude physiologique des principes minéraux alimentaires, et malheureusement beaucoup trop négligé parles hygiénistes, c'est que ces substances inorganiques, comme les aliments organiques azotés, agissent puissamment sur l'assimilation el la désassimilalion et activent ces deux actes de la nutrition. Personne n'a fait ressortir mieux que Lelheby le rôle important que jouent ces principes minéraux au point de vue de l'assimilation et de la désinti'gration des tissu; vivants. « Ces substances, dit cet auteur (1) dans son intéressant travail sur les aliments, sont véritablement le principal, sinon le seul moyen de transport de la matière organique d'un lieu à l'autre du corps animal; car, d'un coté, elles introduisent les matières nutritives dans le système, et de l'autre, olles le débarrassent des substances épuisées; en outre, il est très-probable qu'elles sont les agents qui font passer la nourriture de l'état liquide à l'état solide, comme dans la formation des tissus solides au moyen du sang. Dans le cas de la digestion et de l'absorption, les éléments plastiques de nos aliments, tels que l'albumine, la fibrine, la gélatine, etc., ne sont pas d'eux-mêmes susceptibles de dialyse; en d'autres

(Ij Lethpby, loc. cit., p. 80.

termes, ils ne peuvent pas tiaver.-er les parois du canal alimentaire, et par conséquent leur absorption a besoin d'être aidée par quelques agents physiques. Ces agents sont les acides et les sels qui sont sécrétés si abondamment dans l'estomac pendant la digestion; il est très-probable qu'ils n'opèrent pas seulement une dissolution de la matière protéique des aliments, mais qu'en les convertissant en peptones (Lehmann), ils changent réellement la forme moléculaire de la substance, et la font passer de l'état de colloïde inabsorbable à celui de crislalloïde très-diffusif. En effet, si, «'omme Graham le suppose, une molécule colloïde n'est (ju'un groupe de petits cristalloïdes, l'action des principes salins et acides du suc gastrique doit être de diviser la molécule colloïde en molécules plus petites qui puissent être absorbées.

» Le contraire doit se produire dans le sang alcalin, où la molécule colloïde doit reprendre sa structure et perdre sa tendance à la diffusion; mais, en arrivant aux tissus où existe encore l'état acide des fluides, elle change de nouveau sa structure moléculaire et se sépare du sang pour servir à la nutrition. Nous ne connaissons pas la nature précise des phénomènes qui se produisent lorsque la matière nutritive liquide qui se sépare ainsi est changée en tissu solide; mais il y a tout lieu de croire que tout se réduit à un mouvement moléculaire causé par l'action de la matière saline. C'est ce qui a très-certainement lieu dans le cas de divers tissus qui contiennent plus que la quantité ordinaire de sels minéraux ; comme dans la solidiiication des spicules des éponges, des tissus calcaires des polypes, de l'enveloppe dure des rayonnes, des mollusques, des crustacés, etc., et dans les dépôts calcaires des os, des dents, des écailles tégumentaires, des coquilles d'œufs, etc. Dans tous ces cas, la matière sécrétée a dû d'abord être cristalloïdale, autrement elle n'aurait pas pu être sécrétée; elle prend ensuite la forme d'un

k; aliments dynamiques.

liquide colloïde on ^iMatineiix; et enfin, par un mouvemeni moléculaire ultérieur, elle passe à TiHat d'un solide pectineux; les principes salins, suivant leur nature et leurs proportions, déterminant le degré de dureté. , » En outre, l'élimination des matières usées et des tissus détériorés est certainement effectuée par l'action des substances salines; car, pendant le cours de l'oxydation, il se produit des acides qui, en réaiiissant chimiquement sur les principes salins constituants des fluides animaux, leur donnent la facidlé de se dissoudre dans les matières plastiques, et les rendent ainsi capables d'expulser les débris des tissus épuisés. »

En énumérant les principales de ces substances alimentaires fournies par le rétine minéral, nous avons montré que leur ingestion s'accompagnait toujours d'une élimination plus considérable d'urée et d'acide carbonique, et d'une élévation de la chaleur organique. On voit, par ce dernier fait, que les aliments de ce groupe se rapprochent beaucoup, quant à leur influence sur le double courant de la nutrition, des aliments azotés. Comme eux ils ne sont pas seulement récorpomnls q\x plastiques , mais encore ils activent l'assimilation et la désassimilation. Voilà pourquoi nous les avons compris avec les aliments azotés sous le titre d'aliments assimilateurs et desassimila leurs.

DEUXIÈME CLASSE. — ALIMENT? DYNAMIQUES OU CORROCORANfS (['IIODUCTEURS DE LA FORCE)

On sait que nous avons appliqué cette dénomination aux principes alimentaires qui sont aptes à la production de la force dans l'économie.

Nous les distinguons en deux catégories, suivant qu'ils interviennent comme sources de calorique pour nos organes, ou qu'ils agissent comme excitateurs du système nerveux.

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