ACTION SUK LES URINES
stance chargée de principes plastiques et de matières azotées.
Nous avons pensé (/ priori que les résultats devaient être tout difterenls, si, au lieu d'expérimenter sur les boissons spiritueuses, on employait l'alcool plus ou moins dilué. C'est sur cette substance ou sur l'eau-de-vie qu'ont porté uniquement nos ol)servations.
Le procédé que nous avons employé pour l'examen des urines est celui qui a été indiqué par le D'" Byasson (1).
Nous avons expérimenté sur nous-méme; mais, avant de commencer nos expériences, nous avons dû procéder à l'examen de nos urines à l'élat physiologique. Cet examen a été fait plusieurs jours de suite; les résultats de ces analyses quotidiennes ont présenté entre eux des différences insignifiantes, comme on peut le voir dans le tableau suivant :
JOURS
3 juin 1860
C idem
7 iile)n
8 idem
9 idem
Moyeniii? iiai- jnur
Quantité
irurine
iiiliiiiètres ruijos.
lôOO U75
Ui'ée.
:is.it
Aci le urique.
(i.li»
Substances
soliilo?
'.3. Ni
Pendant tout le temps qu'ont duré nos expériences, nous nous sommes soumis, autant que possible, à la même alimentation, aux mêmes occupations, au même régime. Nous avons vu survenir les changements suivants dans nos urines, sous l'influence de l'ingestion d'alcool (environ 100 grammes
(i) Voy. H. Byasson, Essai sur la relation qui existe à Vélat phijsiolofjique entre Vaclivlté cérébrale et la composition des urines, mémoire cité. )
d'eau-de-vie de Cognac, mélangée avec une certaine quantité d'eau, et prise entre deux repas, par petites doses) :
JOURS
nii.iiiiiii-
eu
cciiliinètres
Urée.
Acide urique.
Substances solides.
1 1 juin 180'J
l.-.T-J l.".(IO
i.-.or.
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o,ir,
srr-
-tj idetu
l'rincsrecueillii'sli' 18, 1 h.
après un dîner copieux et riche en spirituouxfx ins de IJordeaux, de Champagne, lii|ueurs diverses, cognac).
§ 3. — En compaianl les deux tableaux précédents, on voit que, SOUS l'influence de l'ingestion de doses modérées d'eaude-vie, les urines augmentent de quantité : fait qui concorde avec les expériences de Maurice Perrin, et que nous attribuons, avec ce savant observateur, à l'excitation déterminée dans la glande rénale par le passage de l'alcool en nature. Donc, à l'état physiologique, l'alcool favorise la diurèse.
De plus, celte ingestion détermine la diminution de l'urée, de l'acide urique et des principes solides contenus dans les urines.