A QUELLE ÉPOQUE PEUT-ON DONNER LES FARINES
Heubner et Reichelt en préconisent l'emploi dès le troisième mois ; en Angleterre on en commence l'administration dès le cinquième ou le sixième mois ; la plupart des auteurs français donnent des farines du huitième au douzième mois ; certains auteurs, comme Rousseau de Saint-Philippe, le repoussent avant le seizième, voire le dix-huitième mois.
L'expérimentation, la physiologie, la clinique permettent de donner à la question ci-dessus une réponse assez précise. Des travaux de Schlossmann, Meusi, Montagne, Bidder et Schmitt, etc., relatifs au pouvoir amyloly tique des glandes salivaires du nouveauné; de Karovin, de Moro et Zweifel, etc., relatifs au pouvoir amylolytique du pancréas du nouveau-né, il résulte que l'enfant, à la naissance, a un suc salivaire et pancréatique actif, mais faiblement ; le pouvoir amylolytique des glandes salivaires n'atteint, à un an, que le dixième de l'intensité qu'il possède chez l'adulte ; le pouvoir sacchariûant du suc pancréatique n'est appréciable qu'à six mois, prononcé qu'à un an. Donc, expérimentalement,