I. J. Rousset, éditeur
a. GonBuIier aussi Terrien. Précis d'alimentation des jeunes enfants?
CÉRÉALES A^t
l'action pancréalo-salivaire est réelle, mais restreinte du sixième ou douzième mois.
Il sera donc rationnel d'adopter les conclusions suivantes :
I** On peut donner de très faibles quantités de farine du sixième au neuvième mois ;
2" On peut donner de faibles quantités de farine du neuvième au douzième mois;
3* On peut donner des quantités relativement élevées de farine à partir de un an.
Ces règles sont d'ailleurs conformes à celles de la tradition clinique française.
Quelles quantités de farines peut-on donner?
L'auteur part de ce principe si pratique de puériculture que « l'enfant a l'âge de son poids » jusqu'au sevrage, et que la farine doit être, non pas ajoutée à la ration, mais substituée à une partie de cette ration ; bref, qu'on doit donner en bouillies les quantités correspondantes aux quantités de lait qu'on donnerait si on donnait du lait seul.
Ceci étant, et étant admises comme ration alimentaire normale loo à I20 grammes de lait par kilogramme d'enfant, et comme équivalence calorimétro-diététique : une cuiller à café de farine (pomme de terre exceptée), soit 6 grammes, é^ivaut h 25 ou 3o grammes de lait, on peut établir le tableau schématique suivant :
Enfant de 8 kilogrammes (neuf mois environ) : 6 letées de ICO à I20 grammes, plus une bouillie de 8o à go grammes de lait, et une cuiller à café de farine.
Enfant de g kilogrammes (un an environ) : 5 tétées de i35 à i5o grammes, plus deux bouillies de iio à 120 grammes et une -cuiller à café de farine.
Enfant de 10 kilogrammes (quatorze mois environ) : li tctées de i45 à 175 grammes, plus trois bouillies de no à 120 grammes «et deux cuillers à café de farine.
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a33 DES ALIMENTS EN PARTICULIER
Enfant de ii kilogrammes : sevrage : à repas par jour : i" i5o à 200 grammes de lait ou une bouillie ; 2** une panade ; 3*" i5o à 300 grammes de lait ou une bouillie; 4"" une soupe de pâte avec un jaune d'œuf ou une bouillie.
Il est bien évident que le tableau schématique ci-dessus ne doit être accepté que sous bénéfice d'inventaire ; qu' « il ne peut y avoir, en pratique, des données mathématiques », et que « notre conduite doit être basée avant tout sur les réactions individuelles, se traduisant par une courbe régulière ou non, par un état digestif bon, médiocre ou mauvais, par Tétat normal ou non des selles ».
Par quelles quautés diététiques se regommat«dent les farines en général p
!• Leur valeur calorique est énorme, comparée en particulier à celle du lait. Cent grammes de lait donnent en moyenne 72 à 75 calories ; 100 grammes de farine (froment, orge, maïs, riz) donnent en moyenne 35o à 38o calories ; en d'autres termes, la valeur calorimétrique est, en moyenne, 5 fois plus considérable que celle du lait, ou encore 5 grammes de farine équivalent à 3o grammes de lait.
2** Les farines sont des aliments complets très riches en amidon, plus ou moins riches en albuminoïdes végétales et en sels ;: elles présentent une gamme riche et variée, une série d'aliments homologues, mais non identiques, et dont le choix ne doit pas être laissé au hasard.
3"* Enfin les farines ont une valeur digcstive et antiseptique incontestable. Pour Beauvy, il suffit d'examiner les vomissements d'un enfant prenant des bouillies pour se convaincre que l'addition de farineux au lait rend le coagulum stomacal plus ténu et sans doute plus facile à digérer.
Quant à l'action antiseptique, elle a été bien mise en lumière empiriquement et expérimentalement par Combes, Winternitz et la plupart des auteurs contemporains. Combes interprète ainsi
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raction antiseptique des farines : « La caséine est protégée contre les putréfactions par les acides lactique et succinique réâultant de la fermentation de la lactose ; or, la Jactose du lait est trop rapidement absorbée pour protéger la caséine dans toute retendue de rintestin. Si, au contraire, on mêle de la farine au lait, grâce à leur transformation et à leur résorption lente, elles ralentissent la production des acides lactique et succinique, dont l'action préservatrice se prolonge pendant une grande partie de la digestion, s On sait que c'est en vertu du même principe, formation progressive et continue d'acide lactique, que le professeur Metclmikoff recommande si véhémentement l'emploi diététique du lait caîUé^ vecteur de ferments lactiques.
Bref, les bouillies préviennent la caséinotoxie^ maïs à la condition de ne les donner à l'enfant que quand il peut les digérer et aux doses auxquelles il peut les digérer.
* * Par quelles quautés diététiques se recoxhiande^nt les fari^ïes