I. — Vins rouges austères
A. Vins de Bordeaux. On peut les diviser schématiquement en :
a) Vins ordinaires.
6) Vins fins (Gruau-Larose, Cantenac, Calande, Léoville, Clos d'Estournel).
c) Vins de premier choix (Château-Margaux, Château-Laffitte, Château-Latour, Haut-Brion).
BOISSONS 3i3
Les vins de Bordeaux titrent en général 9 i lo pour 100 d'alcool et sont moyennement riches en substances tannantes, « C'est par excellence, dit Fonssagrives, le vin des valétiidînaires chez lesquels on trouve l'indication d'une aclïon tonifiante, mais qui portent en quelque point de leur organisme une épine congestive ou inflammatoire qu'il importe de ne pas réveiller, »
A la dose quotidienne de 600 centimètres cubes ils provoquent une action excito-vasculaire légère, une réparation plastique réelle-, une excitation cérébrale se traduisant pnr une îdéation, momentanément au moins plus vive, de l'hypersensibilité sensorielle et aflective.
B. Vins de Bourgogne :
Ils sont un peu plus riches en alcool (10 à 12 pour ïoo) que les précédents ; leur bouquet beaucoup plus marqué cl partant leur richesse en éthers probablement beaucoup plus forte ; de ce fait ils sont beaucoup plus stimulants que les Bordeaux, mais on peut justement leur appliquer la proposition inverse de celle rappelée plus haut : Les Bourgognes doivent être parlicuiièremcnt interdits aux individus « qui portent en quelque point de leur organisme une épine congestive et inflammatoire qu'il importe de ne pas réveiller ». Les goutteux, les arthritiques, les rhumatisants, les lithiasiques sont dans ce cas.
On peut diviser les Bourgognes en :
a) Vins de la région de Nuits (Chambertin, CIos-Yougeot, elo.)^ Ils se rapprochent en une certaine mesure des vins de Botdcaux ; ils titrent seulement 10 à 1 1 pour 100 d'alcool ; ce sont les moins énergiquement stimulants des Bourgognes.
b) Vins de la côte de Beaune (Volney, Poniard). l!s titrent 12 à i3 pour 100 d'alcool. C'est surtout à ces crus que s'appliquent les remarques précédentes.