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La (livre au pmnt de vue rahrftjcrit* èfiuiçirui ffont* ntin tltUM tiers rie son co hutte fie fait el à la ftioîlié de si on [Hfids de rinfideou de pomme de terre.
On voit de sTiile rpin! appatni une telle boisson peut i'ipj»nr-
ter à la ration alimentaire ; et encore nous n^avons priscooime type qu^une bière moyenne, mais que dire du Stout ou du Bockbier munichois qui justifieraient presque l'expression triviale qu'il y a dedans « à boire et à manger ».
La bière est certainement beaucoup plus nutritive que le vin et beaucoup plus riche en sels. Elle est beaucoup moins excitante.
Elle est stomachique, trèsvraisemblablement en raison des principes amers du houblon, de l'acide carbonique qu'elle renferme, et des diastases dérivées de l'orge. Somme toute à doses moyennes elle semble exercer une action favorable sur les processus digestifs. Les recherchesdeBiichner concluant aune action empêchante de la digestion ne s'appliquent avec rigueur qu'aux digestions artificielles.
Elle est très nutritive, très engraissante et l'obésité des buveurs de bière n'est pas une légende. Les chiffres précédemment rappelés en donnent la raison.
Elle est peu excitante et se différencie nettement du vin à ce point de vue; elle est plutôt sédative, voire « engourdissante », les ivresses des buveurs de bière et des buveurs de vin sont très différentes et très caractéristiques, le houblon proche voisin du chanvre indien joue évidemment un rôle dans cette ivresse, elle est de ce fait réputée boisson froide, elle ne provoque pas cette réaction de chaleur caractéristique de l'ingestion du vin, et ceci peut-être à cause de sa pauvreté relative en alcool aussi suivant la judicieuse remarque de Pouchet « dans les pays où la bière constitue la boisson alimentaire la plus répandue, il arrive ce qui se produit dans les pays à consommation de cidre ; c'est que l'on réchauffe cette bière par l'ingestion subséquente d'alcool et à ce point de vue le genièvre joue un rôle considérable ». Elle demande à être bue fraîche et constitue une véritable boisson d'été.
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Elle est diurétique, à cause probablement de la dilution de Talcod, à cause peut-être aussi de certains produits spéciaux mal <x>nnus,àcause surtout de la grande quantité qu^on ea ing^ère.
Elle est diaphorétiqae, le fait est d'diservation vulgaire ; et on ne saurait assez s^en défier Tété.
De cet ensemble de faits, résulte, en dehors de Tubage courant de la bière comme boisson habituelle, que la bière peut être particuUèrement indiquée chez certains dyspeptiques ; dans les cas de dénutrition (tuberculose, anémie, consomption, etc.) où il y aura avantage à s'adresser aux bières fortes (Stout, Munich, etc.) ou aux bières coupées d'extrait de malt; dans rallaiteoient^ chez les nerveux très excitables où il y a cependant indication à remploi d'une boisson légèrement alcoolique.
En revanche la bière sera contre-indiquée, sans qu'il aoit nécoâsaire d'en rappeler à nouveau les raisons dans le diabète, la goutte, la dilatation d'estomac, l'obésité, l'albuminurie, toutes aSections que Tabus même de la bière peut engendrer.
Disons un mot pour finir des falsifications do la btère et de certaines intoxications provoquées par son ingestion.
Certains malts de mauvaise qualité sont modiQéâ par addition de sirop de fécule, de mélasse de betterave ; le produit ainsi obtenu est de mauvaise quaUté, mais somme toute peu nocif au point de vue de l'hygiène.
Mais autrement dangereux est le produit à Taide duquel on <]onne, à défaut du houblon, l'amertume à la bière. On a employé l'acide picrique, le quassia-amara, la gentiane, Tabèâ, La coque du levant, la petite centaurée, la gomme-gutte, la noix vomique ; cette simple énumération suflBt à indiquer les dangers d'une pareille falsification.
Martinet. — Aliments usuels.
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3aa DES ALIMENTS EN PARTICULIER
A signaler encore des accidents de saturnisme provoqués par le passage de la bière dans des tuyaux de plomb, en particu> liers dans les cafés et brasseries où la bière est montée de la cave au lieu de débit au moyen d'une pompe. Des ordonnances préfectorales interdisent en pareil cas Temploi des canalisations de plomb.
A rappeler enfin la terrible intoxication de Manchester qui porta 5ur plusieurs milliers de personnes et que l'enquête démontra être de nature arsenicale et provoquée par l'emploi pour l'inversion delà saccharose du sirop de sucre ajouté au malt d'acide sulfurique impur contenant un taux relativement élevé d'arsenic.