‹ Les allemandsChapitre 14 sur 89 · LEUR CARACTÈRE MORAL · texte numérisé non relu

LEUR CARACTÈRE MORAL

fimes la cause de phénomènes d'ordre supérieur. Qui sait s'il ne suffirait pas d'un peu moins d'alcool dans les veines du peuple français, pour apaiser Teffervescence de son sang et calmer son indiscipline ? L'Allemand n*a rien à craindre de nos surexcitations nerveuses : son tempérament Tachemine à la patience^ au labeur et à la soumission. La fatalité du régime, loin de détruire ces dispositions, les confirme. Les excès mêmes ne réussissent pas à troubler l'équilibre de ces natures massives. « Nous voyons nos Allemands, dit Montaigne, noyés dans le vin, se souvenir de leur quartier, du mot, et do leur rang^ »

De là, sans doute, la persévérance du Germain et sa proverbiale opiniâtreté. Il les montre en tout : dans la conduite des affaires et la poursuite d'une idée, dans ses travaux de science et sa politique, dans ses œuvres individuelles et ses visées nationales. C'est Strauss

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