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ÉTUD.E DES LANGUES

les formes les plus exquises. Pas un génie moderne qui ne reconnaisse un maître dans la Grèce artistique^ dans ses poètes, ses philosophes, ses historiens, ses savants, ses orateurs et ses écrivains. L'étude de la langue latine ouvre le monde romain et toute cette civilisation dont Rome a été d*abord la personnification puissante, et qu'elle a léguée en mourant aux barbares, à ces peuples nouveaux qui ont grandi au soleil de Dieu et du Christ sur les rivages de la Méditerranée, et occupé jusqu'à ce jour, sous le titre de race latine, la plus grande place dans l'histoire universelle.

La connaissance de Thébreu est facultative dans les gymnases allemands ; mais la classe d'hébreu existe, ce qui n'est le cas pour aucun des établissements d'instruction secondaire dans les autres pays d'Europe et d'Amérique.

Tous les jeunes gens qui se destinent, à une carrière ecclésiastique ou au doctorat en philologie ne manquent pas de suivre les cours de langue hébraïque, et de s'armer déjà de cet

outil nécessaire à leur instruction ultérieure Les principales langues modernes vivb^ntes, le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol, sont enseignées dans les gymnases. Le français est* toujours obligatoire ; et c'est la langue étrangère que FAllemand étudie le plus volontiers. Il peut se raidir contre la suprématie- du génie français, regarder du haut de sa barbarie germaine ceux qu'il appelle des races latines, il se donne un démenti par sa conduite même ; et l'avidité avec laquelle il s'instruit, tout enfant, de notre grammaire, adolescent, de nos chefs-d'œuvre, prouve sans réplique notre ascendant et notre supériorité. On regarde volontiers vers ce qui vous domine, comme on dédaigne volontiers ce qu'on croit dominer. Si l'Allemand montre, jusque dans son système d'instruction, une préoccupation si vive de tout ce qui concerne les peuples latins, et de la France, avant tous les autres, soyez sûrs qu'au fond il en sent la valeur; et s'il se soucie peu d'étudier la Russie et les langues slaves, c'est

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