L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
de Tuniversité de Wittemberg où Luther et Mélancthon enseignèrent, et elle est aujourd'hui une grande école de théologie, où plus de quatre cents étudiants, chaque année, reçoivent renseignement classique du pasteur.
J'ai vu la jeune et puissante université de Berlin. Fondée au commencement du siècle, elle dépasse aujourd'hui, par le nombre et la célébrité des msdtres, par le renom qu'elle s'est, en peu d'années, acquis, toutes les universités de l'Allemagne. Il est peu d'étudiants qui ne tiennent à honneur de passer quelques semestres dans ce foyer célébré et d'inscrire sur leur livret (Anmeldungs Bûche) le nom de quelquesuns de ses maîtres. J'ai vu l'université hanovrienne de Gôttingen, justement renommée par sa faculté de droit, et aujourd'hui bien fière d'avoir compté le grand-chancelier de l'empire au nombre de ses étudiants batailleurs. J'ai vu l'université bavaroise de Munich aux airs opulents. L'amour-propre d'un roi s'est complu à donner à ses édifices une majesté
plus que princière et à abriter cette reine qu'on nomme la Science sous un toit qui a les airs d'une royale demeure. J'ai vu l'université de Tûbingen, dat*»» le Wurtemberg : les deux facultés de théologie catholique et protestante y vivent en paix, comme deux sœurs; cent cinquante étudiants en théologie catholique et trois cents étudiants protestants y donnent l'exemple d'une fraternité que la différence des doctrines n'altère en rien. Bel exemple à citer aux esprits sectaires de plus d'un pays I
L'Allemagne est aujourd'hui la terre classique des universités*. On trouve ailleurs des écoles élémentaires, des collèges, des lycées, des écoles professionnelles, des écoles spéciales, des cours de hautes études politiques, des facultés même que l'Allemagne peut envier,
mais on ne montrera nulle part des universités