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VICES DE L'ENSEIGNEMENT S

nale? Ses qualités comme ses défauts n'ont pas d'autre origine. Les doctrines qui dominent toute une génération sortent des écoles publiques. Celui qui veut savoir pourquoi telle génération pense ceci ou cela n'a qu*à prêter Toreille à ce que lui ont enseigné ses maîtres.

Depuis près d'un demi-siècle, la jeunesse française a été nourrie d'une philosophie spiri-

tualiste et rationaliste : la France est demeurée spiritualiste et déiste.

La science religieuse a été supprimée des programmes officiels de l'enseignement public : La France est devenue ignorante, indifférente en religion.

Voilà plus de trente ans que la grande moitié delà jeunesse, soumise au système de la bifurcation, a été sevrée des études philosophiques : la masse des Français cultivés est tombée peu à peu dans l'indifférence philosophique ; et le positivisme a pu prétendre un instant dominer

TopinioD, et remplacer les hautes doctrines métaphysiques qui ont été toujours Thonneur de la pensée française. "^^

Nous avons imaginé la célèbre distinction de sciences et de lettres^ devenue parmi nous la division fondamentale du domaine de Tinstruction publique, comme si une littérature ' sans la science et une science sans la littérature pouvaient se concevoir : alors est apparue dans notre pays toute une catégorie d'individus dont la prétention est de savoir écrire. Écrire quoi? Ds ne s'en inquiètent guère. Gomme tes anciens sophistes se donnaient pour maîtres dans Fart d'agencer les arguments, ils posent pour artistes dans celui d'aligner des mots.

Les premiers discutaient pour discuter, les seconds écrivent pour écrire. Le style est sonore, éclatant ; la pepsée, vide et terne. Le vêtement est superbe ; le corps, un mannequin difiTorme. On ne voit nulle part plus qu'en France de ces stylistes creux, écrivant et par^ lant d'autant plus qu'ils n'ont rien à dire.

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