LA JEUNESSE UNIVERSITAIRE S2S
natal. Jej me souviens encore de l'enthousiasme avec lequel tel étudiant me parlait de sa ville de Meînîngen, en Saxe, et tel autre de ses montagxios de Hartz, en Hanovre, avec quelle joie naïve tous les deux caressaient Tespérance de les revoir aux vacances prochaines.
^^t a.inour du sol natal ne retient pas leurs idées, n'enchaîne pas leur élan. Le pays n'est pomt pour eux, dans la vie, tout Tunivers,
™^is U.I1 lieu de halte où ils se reposent des
^êrues du voyage et reprennent des forces
P ^tt ixxarcher plus avant. Je n'ai jamais vu
^ le xëwe de la jeunesse allemande fût un
^ *- ^oîn de terre où la suprême félicité serait
Pl^ixter ses choux et de s'endormir à l'ombre
^^ chênes ou de ses sapins.
^^ité allemande, voilà une des passions
^ , **^e s qui agitent tout le peuple universitaire .
le patriotisme dans toute sa fierté, son
^ ^^on et sa fièvre. Le particularisme des
^ confédérés, bien que très vivant dans
^^îon, n'apporte aucun tempérament au
patriotisme de la jeunesse d'outre-Rhin qu*enflamme le seul nom de la patrie allemande.
{Deutsches Vaterland,)
L'idée d'une sorte de cosmopolitisme humanitaire ne trouve près d'elle aucune faveur.
Les États-Unis d'Europe font, je ne dis pas sourire — les Teutons ne savent pas sourire, — mais éclater de rire ces natures positives. Ils envisagent l'avenir sans illusion. Ils voient des luttes menaçantes aux quatre coins du ciel. Us savent que la force est un des éléments de triomphe, en ce monde, et ils cultivent la force.
Ce culte se traduit dans toute la jeunesse lettrée par les mœurs batailleuses, les innombrables duels, l'habitude des exercices physiques et violents, surtout par le goût militaire.
Tout étudiant se veut et se sent soldat.
Je ne crois pas qu'il y ait, à cette heure, une nation où le militarisme soit plus universel, plus vivace dans la jeunesse lettrée. Le sentiment religieux lui-même i>'y met pas une