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ALLEMAGNE ET FRANCE

Celui qu^aucune passion n'agite peut être calme et facile à tenir en main ; mais ce calme est plutôt de Tinertie que de la paix : le signe d'une vie languissante, qu'une preuve le vitalité. Là où se remuent des énergies même mlenteSy on peut, en les coordonnant, compter sur de grands résultats ; mais, lorsque tout est mou, quelles espérances concevoir?

Toute force, jusqu'à ce qu'elle soit disciplinée, est effrayante. Celles de la matière, la chaleur, la lumière, l'électricité, que de victimes n'ont-elles pas faites, avant d avoir été maîtrisées! Les forces sociales sont plus terribles encore : le capital et le travail, la passion démocratique et la passion libérale, pour n'en point mentionner d'autres, ébranleront plus d'un siècle, p^ is d'un État, en attendant l'heure où elles auront trouvé leur équilibre.

— Il ne faut pas les maudire, gens de peu de foi, il faut les cultiver. Il ne faut pas douter d'elles, il faut avec courage les expérimenter.

tS8 LES ALLEMANDS

et croire en leur vertu. Il ne faut pas mal augurer des peuples qui en ressentent les soubresauts, il faut se dévouer à eux, comme à ces enfants vigoureux dont l'indiscipline et les écarts de jeunesse prouvent la vitalité.

Il n'y a plus à regarder en arrière vers les temps finis où de telles passions ne s'étaient pas éveillées, pas plus qu'on ne regrette l'époque où les forces de la nature n'avaient pas dit leur nom. Le devoir est de préparer les temps nouveaux tels que, suivant le cours de révolution générale, les amène la Providence,

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D; Berolini d. xV mens. ^^0^' anni MDCCCLXXXII.

Extrait du Deutscher Universitdts-Kalender, — 29 Ansgabe,

Winter-Semester. 1882-83.

Extrait du DeuUcher Universitâts-Kalender. — î? Ansgabe,

Winter-Semester. 1882-83.

UNIVERSITATBN

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Berlin, Unirersit&t

Hochschule f. d.Wiss. des Judenthums.

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