X. — Quels devr&ient être le maximom et le
minimum des droits de l'État?
XI. — Quels sont les moyens les plus propres à développer dans les universités la vie et Tesprit de progrès?
Les corps appelés à délibérer soot invités à résumer leurs vues dans la forme consacrée pour les projets de lois et de décrets.
La constitution d'universités, s'administrant ellesmêmes sous la haute autorité de l'État, est certainement un idéal qu'il faut s'efforcer d'atteindre; mais il importe de tenir compte de l'esprit public, du passé de notre pays, des différences d'habitudes qu'on remarque entre les diverses facultés, de traditions déjà anciennes parmi les professeurs et dans l'opinion. Notre seule préoccupation, à vous et à moi, doit être d'assurer un progrès sérieui, facile à obtenir par des moyens simples et pratiques. Nous n'avons pas le droit de faire des expériences dont le résultat serait douteux ; si la moindre incertitude peut subsister sur le succès des changements que je soumets à l'examen des facultés, elles ont le devoir de le dire; ajourner une réforme, pour les esprits qui n^ont en vue que le bien public, est souvent le meilleur moyen d'en rendre le triomphe facile et complet quelques années plus tard.
Vous voudrez bien, en résumant tous les avis qui
auront été exprimés, me donner votre opinion personnelle.
Recevez, O'onsieur le recteur, l'assurance de ma considération ^ès distinguée.
Lt président du œnseil, ministre de rinstrucHon publique et des beaux- arts,
JuiBs Fbrrt.
Déeret du 24 juillet autorisant les Ciours libres dans
les Facultés.
Le Président de la République française,
Sur le rapport du président du conseil, ministre
de l'instruction publique et des beaux-arts; Le conseil supérieur de l'instruction publique
entendu,