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POLISSAGE, ETC

Polissage, etc.

§ 166. — Le beau lustre de l'argent est proverbial, car il est capable de recevoir un poli très brillant. Les poudres employées pour le polissage sont: l'émeri, la ponce, la terre pourrie, la potée d'élain, le rouge à polir, ce dernier étant employé pour finir. Les éraflures sont enlevées par une pierre plutôt douce, de couleur gris sombre, appelée pierre Wale?-of-Ayr. L'émeri et la ponce sont employés pour commencer le travail, lorsque les objets réclament un beau poli. L'oxyde de fer, vendu sous les noms de colcothar, crocus, ou rouge, contient beaucoup d'impuretés qui ne peuvent pas être enlevées par lavage. Vogel recommande l'emploi de l'oxyde ferrique provenant de la calcination de l'oxalute ferreux, comme préférable au colcothar ordinaire lavé^(l). M. Ross a communiqué à la Société des Arts, mai 1833, la recette suivante. Les cristaux de sulfate ferreux sont dissous dans l'eau, et la solution filtrée pour enlever la matière siliceuse. A la solution tiltrée, on ajoute une solution saturée de soude, et le précipité bien lavé est séché. Il est alors graduellement chauffé au rouge sombre dans un creuset, puis versé dans un plat. Par refroidissement, il absorbe l'oxygène ; il doit avoir une belle couleur rouge sombre lorsqu'il est convenable pour le polissage de l'or et de l'argent. Pour qu'il puisse servir au polissage des substances plus dures, on doit le chauffer au rouge éclatant jusqu'à ce qu'il prenne une couleur pourpre par exposition à l'air. Après ce -traitement, il doit être frotté avec, une spatule en fer forgé sur une plaque en fer forgé, puis lavé avec une solution très faible de gomme arabique. Il est alors presque impalpable, exempt de matière étrangère et

tl) Chem. Gazette, 4854 (12), p. 410.

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éminemment propre pour le, polissage de l'acier, du verre, des camées les moins durs, elc.

Aucune poudre contenunl du mercure ne doit être employée pour le polissage des objets d'argent.

Les surfaces des objets d'argent sont perfectionnées en apparence par un procédé de blanchissage, qui lui communique une couleur d'un blanc de neige, après que chacun des autres procédés de travail a été utilisé. Cet enrichissement est plus parfait si le métal est de bonne qualité, et le fini, eu. égai'd à la douceur et à la disparition des marques de soudure, est très soigné.

Beaucoup de méthodes différentes ont été employées. Une vieille méthode consiste à plonger l'objet dans une solution épaisse de borax, puis aie placer dans une capsule en cuivre, à le recouvrir de poussier de charbon de bois, et mettre la casserole et son contenu sur un feu clair. On chauffe au rouge, on relire et on laisse refroidir. L'objet est mis dans une solution bouillante d'acide sulfurique dilué, et si la couleur n'est pas obtenue, on répète l'opération une ou plusieurs fois. Les objets à titre inférieur exigent cinq ou six opérations.

Une autre méthode consiste à plonger l'objet dans un mélange de 4 parties de charbon pulvérisé et 1 partie de nitre, bien mêlés avec de l'eau. L'objet est chauffé jusqu'à ce que la couche soit tout à fait sèche ; on retire du feu, on laisse sécher et on fait bouillir dans une solution de bisulfate de potasse. Après deux ou trois opérations, on obtient une belle couleur blanche. L'objet est ensuite lavé dans la soude et de l'eau contenant un peu de savon, ou bruni s'il est nécessaire. On finit en mettant sécher dans de la sciure chaude.

iia méthode de Gee (1) consiste à chauffer l'objet au rouge

(1) SihersmiUi's Hnndhook, p. 145.

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