‹ Les alliages métalliquesChapitre 19 sur 112 · LAITONS EN FEUILLES OU EN FILS · texte numérisé non relu

LAITONS EN FEUILLES OU EN FILS

portion de zinc dans l'alliage ne doit pas excéder 38 0/0 ; audessus de cette quantité, le doublage devient friable ; s'il y a sensiblement moins de 38 0/0, il s'use trop rapidement. En i874, un alliage composé de 62 parties de cuivre, 37 de zinc et 1 d'étain fut proposé par M. Farqubarson pour le laiton de maritîe. Pour avoir les meilleurs résultats, il recommande le cuivre d'Australie ou d'Angleterre. Non recuit, en baguettes ou en feuilles d'épaisseur moyenne, le métal aune résistance à la tension de 47 à 51 kilog. par mm', suivant |le degré de laminage.

La composition du laiton pour fils ordinaires varie de 67 à 72 0/0 de cuivre et de 33 à 28 0/0 de zinc. Il a été dit qu'on ajoutait quelquefois du plomb au laiton destiné au laminage ; mais on ne doit pas en mettre dans celui qui est étiré en fils, le plomb diminuant la ténacité de l'alliage, et la ductilité d'un métal dépendant beaucoup de sa résistance à la traction. D'après les tréfileurs, si le fil de laiton est recuit aussitôt après être retiré du tambour sur lequel il a été enroulé pendant l'étirage, il se gerce. Pour obvier à cet inconvénient, après avoir retiré la bobine de fil du tambour, on la soumet à une forte concussion ; on en saisit une extrémité avec les mains, on l'élève et on frappe fortement sur un banc l'autre bout ; on répète cette opération plusieurs fois.

Quelques espèces de fils subissent un changement moléculaire avec le temps, surtout s'ils sont soumis aux vibrations ; ils deviennent extrêmement cassants. On sait que les chaînes de laiton, employées pour supporter les objets, tels que les chandeliers, etc., perdent leur ténacité : elles deviennent aigres et se rompent sans cause apparente. Les chevilles de navires faites en métal de Munlz sont quelquefois trouvées ayant subi une espèce particulière d'exfoliation : à l'extérieur, le métal se sépare plus ou moins complètement, et à

l'intérieur il se forme des couches concentriques autour d'un solide noyau cylindrique.

Laiton fondu.

§ 29. — La composition du laiton employé pour les pièces coujées varie considérablement ; elle dépend beaucoup des usages auxquels sont destinés les objets fabriqués, et aussi de la couleur particulière que l'on désire obtenir. Ainsi les alliages de joaillerie, ayant une couleur jaune-rougeâtre, contiennent de 82 à 90 0/0 de cuivre, pendant que ceux tenant de (50 à 70 0/0 de cuivre sont d'une couleur jaune. La composition la plus généralement employée est celle-ci : 66,6 0/0 de cuivre et 33,4 de zinc ; c'est le laiton type anglais. Il se comporte très bien sous le laminoir et le marteau, et peut ôlre employé pour l'étirage en fils. Le laiton fondu contient généralement plus de zinc que celui qui est fait pour la fabrication des feuilles, des fils et des tubes ; c'est pourquoi il est plus fusible. Les matières premières ne sont pas choisies avec autant de soin, de sorte que le laiton fondu est souvent plus impur que le laiton laminé, beaucoup de débris étant mélangés au métal neuf. Les impuretés les plus communes sont le plomb, l'élain et le fer. Ces métaux ne sont pas toujours désavantageux ; le plomb est généralement ajouté dans la proportion de i cà 2 0/0 dans le laiton employé pour le travail au tour et à la lime ; il donne de la finesse au métal et préserve les outils de l'encrassement. La présence d'un peu d'étain est avantageuse si l'on désire de la dureté, comme dans le cas des coussinets. Un peu de fer durcit le laiton et augmente sa ténacité et son élasticité. Mais il n'est pas convenable d'introduire des métaux autres que le cuivre et le zinc, à moins que ce ne soit pour des usages spé-

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