PREFACE
anglaise, le déclare en toute sincérité et en toute vérité : V ouvrage, dit-il, n'est pas adéquat à l'importance du sujet traité. Il lui manque une base scientifique ; l'auteur l'a bien compris et sur ce point son livre présente des contradictions qui vont nous permettre de préciser les lacunes à remplir.
Le volume débute par un résumé très bien fait des lois générales de la chimie et des propriétés chimiques des métaux, mais dans la suite du volume il n'est tiré aucun parti de ce préambule qui reste un hors-d' œuvre inutile. Plus loin on trouve une classification des alliages basée sur les recherches de Mallhiessen et donnant une prépondérance marquée au rôle des combinaisons définies dans les alliages, ce qui est parfaitement juste. Quelques pages plus loin il est dit, ce qui est non moins exact, que le fabricant d'alliages commettrait une erreur profonde en se préoccupant dans l'association des métaux des rapports de leurs poids équivalents. La raison de ces contradictions est que l'étude scientifique des alliages n'est pas assez avancée pour établir les liaisons multiples qui rattachent nécessairement la théorie à la pratique. A quoi cela tient-il ?
Si l'on passe en revue les principales étapes de la chimie appliquée, on voit au point de départ de chacune de ces étapes, une méthode spéciale d'analyse immédiate permettant d'isoler les différents principes définis des mélanges indéfinis où ils sont engagés ; tant que cette séparation n'est pas faite il n'y a pas d'étude scientifique possible. La balance a permis l'extraction des corps simples de leurs composés et donné naissance à la chimie moderne. Les phénomènes de dissolution ont servi à isoler les sels dont l'étude a constitué à elle seule presque toute la chimie pendant la première moitié de ce siècle. La distillation fractionnée a donné naissance à la chimie organique qui,à son tour, est venue envahir