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« Il ne devrait y avoir aucun inconvénient à augmenter «de 50% le montant des droits de douane qui resterait «encore très inférieur à celui qui est appliqué aux produits «industriels. En 1937, pour un même tonnage de produits «agricoles, semblable à 1936, la valeur marchande était «de 22 milliards, soit augmentation de 66%.
« On nous objectera que si les taxes à l'importation sont «trop élevées, elles tariront cette source de revenus et «l’équiibre du système sera rompu ; mais, si le volume « des importations diminue, il ÿ a tout lieu de penser que, «par voie de conséquence directe, la valeur des produits «français augmentera parallèlement et la perte qui sera «faite d’un côté se retrouvera largement sur le produit «indigène, ce qui serait une excellente chose.
« Si cette taxe n'avait déjà pour résultat que de freiner « l'importation, l’agriculture française n'aurait qu’à s’en « féliciter et à bénéficier de la sorte d’une certaine revalo- «risation de ses produits (Rapport précité de M. Hamel) ».
L'augmentation envisagée des droits de douane sur les produits agricoles donnerait donc environ 500 millions par an qui, venant en déduction de la somme à prélever sur les produits français, permettraient d’abaisser le taux de la taxe.
Malgré cette réduction de taux, le système de taxe sur les produits a de nombreux adversaires ; certains, partisans néanmoins du maintien du principe professionnel dans les Allocations Familiales, proposent d’établir à la place de ce système basé sur le surprofit familial un système de mu-
.tualité à l’intérieur de la profession.
Puisque, disent-ils, de toute façon, la charge des Alloca-
tions Familiales retombera sur le paysan, mieux vaut l’ac-