‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 101 sur 152 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

Le malade a mis dix-huit ans, à faire sa paralysie. La période écoulée entre le chancre et la paralysie fut marquée par des accidents syphilitiques cutanés, de la leucoplasie.

Hérédité psychopathique maternelle.

Dès son enfance, D... était mélancolique. La paralysie débuta après un traumatisme cranien, et par des symptômes de dépression psychique,ictus aphasiques et visuels, hémiplégie jacksonienne, diminution de la mémoire ; dyslalie, tremblement.

Du côté psychique, il est à remarquer qu'en dehors des ictus le malade était calme, avec des fonctions bien conservées. Même durant son séjour à l'asile, où il a voulu entrer lui-même, il présenta des signes d’altération physique, mais une intelligence bien conservée pour sa conduite personnelle, et la conscience de ses actes.

La femme et les enfants sont infectés ; ceux-ci portent des signes d’hérédo-syphilis; des cinq grossesses une seule est venue à terme et une seconde a été de huit mois : les deux enfants présentent des signes de dysharmonie neurologique, et l'aîné seulement semble en bonne santé.

L'autre a des signes visibles de chétiveté. |

Il faut noter dans la descendance de D... la loi inverse de celle qui fut signalée par Régis et Ball, Richard, Béchet et Wahl, Semper ; à savoir que les descendants les plus tarés sont ceux qui se rapprochent le plus de la syphilis, et les moins tarés ceux qui se! rapprochent le plus de la paralysie générale ou qui sont nés pendant la paralysie même.Nous voyons au contraire que les grossesses les plus proches de la syphilis paternelle sont allées plus loin comme temps de gestation que celles qui sont proches de la paralysie du père : que l'enfant né à terme vient avant celui qui est né à huit mois ; que la grossesse, moins avancée en gestation, avec fausse couche à trois mois, est la

dernière, commencée en pleine paralysie paternelle.

M..., trente-quatre ans. Ouvrier manœuvre. Marié. Pas d'enfants. Interné le 22 janvier 1912.

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